Présentation

Présentation
Hellow' et bienvenue sur ya0i-fiction. Comme le titre te l'indique c'est une fiction yaoi ( entre deux hommes) et dans celle-ci, une fiction entre Bill et Tom Kaulitz des Tokio hotel. Mettons les choses au clair:

- Anti Th / Groupies
-Âme sensibles
-Rageux
-Homophobes

vous n'êtes pas les bienvenu(e)s et vous serez gentil de tracer votre route en cliquant sur la croix rouge en haut à droite sans laisser de commentaires irrespectueux, qui seront de toute façon supprimés. Et si vous voulez pas, cliquez ici, c'est fais exprès pour vous et ça vous occupe! Sinon, tout les autres, vous êtes les bienvenues dans le royaume de mes histoires ...

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 11:07

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 07:15

Prologue

Je me réveille en sursaut, transpirant, là où je me trouve il fait noir, humide, frais. J'ai des courbatures dans tout le corps, je suis pris de spasmes violents, j'ai la respiration coupée, saccadée ; je tourne ma tête dans tous les sens, cherchant, ne serais-ce qu'un point de lumière, un filtre lumineux. Je respire de plus en plus fort, j'angoisse, j'ai peur. Où suis-je ?

Très très court oui je sais.
Mais le premier chapitre est bientôt fini.
Alors je le mettrais en ligne dès qu'il sera sur l'ordi.
( Vu que j'écris sur feuille.)

Sur ce, à bientot.

Ps: je raconte ma vie, faites-en de même :)
Prologue

# Posté le mardi 27 janvier 2009 11:58

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 10:56

kapitel eins

Point de vue inconnu.

Je suis assis par terre, sur un sol froid, le dos contre le mur, les jambes allongées et écartées. Chaque partie de mon c½ur me brûle, souffre, tandis que chaque partie de mon corps me fait atrocement mal. J'essaie de bouger mais me stoppe immédiatement : j'ai beaucoup trop mal d'un coup. Je respire toujours aussi rapidement, je suis toujours aussi angoissé ; j'ai toujours aussi peur, je ne comprends toujours pas, je ne sais toujours pas où je me trouve. Je replis mes genoux sur mon torse, enroule mes genoux de mes bras, et essaie de me calmer. De longues minutes de silences après, ma respiration redeviens un peu régulière. Je souffle longuement. Ok. Essai de réfléchir. Je ferme les yeux le plus fortement possible, espérant m'échapper d'ici. Je resserre mes bras le plus fort possible autour de mes genoux et re-ouvre les yeux. Je suis toujours dans cette pièce. J'ai mal dans tout le corps, et surtout à mes fesses ; c'est insupportable. J'ai envie de crier, mais ma gorge me brûle déjà trop, comme si j'avais crié toute la nuit, toute la journée. Quel jour sommes nous ? Quelle heure est-il ? En qu'elle année sommes-nous ? Je n'en sais rien. J'essaie de réfléchir, de me souvenir du pourquoi, du comment, de qui, de où. Je ferme les yeux pour mieux me concentré. Et pendant de longues minutes j'essaie de me souvenir. Mais rien ne me viens, je ne me souviens de rien.

Je panique de plus en plus et me souviens de moins en moins. J'entends du bruit, j'ouvre les yeux précipitamment. J'essaie de prendre un air naturel, comme m'a toujours dit mon père. Ah oui, mon père est dans l'armée, il m'a appris à me battre, et m'a toujours dit que si on me kidnappé, je ne devrais surtout pas montrer que je paniqué. Ouai, c'est gai vous me direz de dire a son fils qu'il risque de se faire enlevé, enfin pour moi, ce n'étais pas trop rassurant. Bref, depuis que je me suis lancé dans mon discours, le bruit s'est éloigné. Je recommence à réfléchir à pourquoi je suis ici, lorsque la porte s'ouvre brusquement. Je sursaute, commence à stressé, mais essaie de ne surtout pas le montrer ; le tremblement de tout mon corps m'a trahi. Mes yeux se ferment brusquement. La lumière est beaucoup trop puissante et m'aveugle. Je mets mes mains devant mes yeux et essaie de les ouvrir. J'arrive seulement à les entre-ouvrir. Je les plisse, et petit à petit je baisse mes mains. J'y vois trouble, flou, mal. Mes yeux me piquent, ils me brulent et me font mal. Tout ce passe en une seconde, donc tout se passe très vite. J'aperçois une silhouette, qui me semble à première vu être un homme. Je le vois lancer plusieurs choses dans la pièce où je me trouve. J'en profite pour regarder la pièce dans laquelle je suis. Je la détaille rapidement avant qu'il ne ferme la porte. 4 murs de béton, même pas peints. La porte se referme violemment ; je meurs d'impatience de savoir ce qu'il m'a lancé mais j'ai trop mal pour bouger. Alors je vais réfléchir. Je ferme les yeux et revois la silhouette de cet homme.

*Flash back*

Je marche sur le trottoir, seul. La nuit va bientôt arrivée, j'essuie mes larmes d'un geste violent et presse le pas. J'ai une boule au ventre. J'ai déjà peur pour demain.

-Je vais te frapper Bill, je vais te frapper, tu me connais je vais le faire, j'vais t'frapper.

Mes larmes redoublent, et j'angoisse. Je tombe et m'assois sur le trottoir.

-Jeune homme ? J'émerge.
- Hummm. Oui ?
- Il fait nuit. C'est dangereux de trainer ici la nuit. Tu veux que je te ramène ?
- Oui s'il vous plait. Je ne réfléchis pas, bien trop fatigué pour sa.
Je me relève et entre dans sa voiture. Il me frappe. Puis plus rien.

*Fin du flash back*

Je me relève malgré la douleur. Je me souviens et il faut que je me sorte de là. Je tâte le sol et tombe sur une lampe de poche. Je l'allume, je vois mon mp4 et de la nourriture ; je m'assois. J'allume mon mp4 et met la musique. Il pense un peu à moi, c'est déjà sa. Je mange, je suis d'un coup fatigué, trop fatigué. Sommeil, je m'endors...

Point de vue externe.

Bill Kaulitz est à présent rechercher dans toute l'Allemagne. L'homme qui l'a enlevé, personne ne sait qui c'est. Cet homme est bien pire qu'un monstre. Que va-t-il faire de/à Bill ? Il l'a déjà frappé, violé, enlevé. Va-t-il le tuer ? Personne ne l'espère. Pas même celui qui voulait le frapper il y a peu de temps. Bill se réveille le lendemain, il a dans la tête de se battre et de s'en sortir. Il faut qu'il sorte et dans sa tête, c'est clair, il s'en sortira. Il veut vivre.

Point de vue de Bill.

Cela fait bientôt trois mois que je suis dans cette pièce. Comment je le sais ? J'ai un calendrier dans la tête et je compte les jours. J'ai essayé, trois fois, de m'échapper, mais il devient à chaque fois plus violent, et toutes mes tentatives on échouées. Même si je remarque qu'à chaque fois le combat dure plus longtemps, cette fois sera la bonne, j'en suis persuadé. Même s'il me fait de plus en plus peur. Il m'a violé déjà deux fois, et m'a frappé bien plus que sa. J'ai arrêté de crier lorsque j'ai compris que lui seul m'entendait. Cette fois sera la bonne ou la dernière fois, c'est à voir... Mon corps a minci, mais je me suis musclé, malgré la douleur et la fatigue, je fais des abdos et quelques pompes. J'entends du bruit et me met contre le mur, face a la porte. C'est maintenant ou jamais. Il prend de plus en plus de risque avec moi. Je calme mes nerfs et le regarde, haineux. Il caresse mes cheveux, mon visage, mes bras, mon torse. Il me fait mal. Je grimace, j'ai envi de vomir. Je commence à bouger, à me débattre, j'ai déjà préparé mon coup. Il se recule d'un pas, je lui donne un coup de pied aux genoux ; il s'accroche à mon col pour se rattraper à quelque chose. Je lui retourne le bras en lui attrapant la main, il se baisse et je lui donne un coup de genou dans le visage. Il tombe à terre. Mon c½ur bat follement dans ma poitrine.

Je me sens soudainement étrange et je ne serais comment le décrire. Cette sensation de bonheur mélangé à la tristesse, à la détresse. Cette sensation de liberté mêlée à la peur qu'il me rattrape. Cette boule d'angoisse et mon estomac qui se tord. Que va-t-il se passé lorsque je serais dehors ? Toutes ces sensations, ces pensées me traversent en un éclair. J'entends un bruit de ferraille tinté sur le sol. Sa doit être la clé. Je me baisse un peu, malgré la douleur et attrape la clé. Je sens alors une main se poser brusquement sur mon poignet. Je sursaute et ma respiration s'accélère. Je donne un coup de pied sur son poignet. Il se retient de crier son mal. Je le sais. « Espèce de sale vermine ». Il m'attrape la jambe de son autre main. Je me débats et secoue ma jambe pour qu'il me lâche. Il me tient beaucoup trop fort, il me fait mal. Dans un élan je cris, je cris de toutes mes forces, je cris, comme jamais je n'ai crié. Pourquoi ? Je n'en sais rien ! Peut-être car j'ai peur, car je suis tout près de mon but. Peut-être car j'ai beaucoup trop de haine envers cet homme. Peut-être car j'en ai marre. Peut-être parce que je suis faible. Peut-être car je suis à bout ou tout simplement, car je n'en peux plus. Je continue de secoué mon pied tandis qu'il se relève peu à peu.

D'un cou beaucoup plus rapide, beaucoup plus violent, je me détache de son emprise. Je sors, claque la porte, je met la clé dans la serrure, j'y suis presque. Je tourne la clé, et entends le "clik" de ma liberté: la porte est verrouillée. Je l'entends crier de le laisser sortir et il tambourine sur la porte. Je me met dos à celle-ci et souffle. Je n'ai pas le temps de respirer: il faut que je sorte d'ici. Je commence à courir aussi vite que je peux. Mes jambes me portent de moins en moins, et une sensation bizarre prend alors place dans mon corps. Mon c½ur bat plus vite que ce que je ne le croyais possible. Je regarde partout, de tous les côtés, dans tous les sens. Je monte des escalier, regarde des deux côtés et aperçois le salon. Je l'entends encore crier mais le cris devient étouffé, je ne l'entends presque plus. Je vois une baie vitrée; je cours dans sa direction. Je la déverrouille et fais coulissé la vitre dans un grincement aiguë. Un air frais vient tout de suite caresser mes joues. Cela fait bien longtemps que je n'ai plus ressentis cette sensation et, malgré tout, je me sens un peu mieux. Je suis pris d'une pulsion lorsque je pose mon pied dehors. Je suis très pressé, je n'ai pas le temps de m'arrêter, je dois courir, courir, courir, m'enfuir, partir, courir... Je suis d'un coup ramené a la réalité, je dois partir avant qu'il n'arrive à sortir. Je pose mon deuxième pied sur le sol et alors ma tête tourne. Je suis pris de vertiges. Je commence à courir doucement, je ne sais pas où je vais, il faut que je sorte de ce maudit jardin.

Je cours de plus en plus rapidement et aperçois un petit portail en bois et derrière une route. Plus que quelques pas et je suis libre; je cours encore plus vite, plus vite que ce que je l'aurais cru possible. J'arrive devant celui-ci et appuie sur la poignée mais n'arrive pas à l'ouvrir. Ah merde! Bon, j'escalade le portail et une fois tout en haut je me jette sur la route. Je souffle soudain de soulagement mais j'ai toujours peur, j'ai mal aussi, mais là ce n'est pas très important. Maintenant je dois fuir, fuir le plus loin possible de cette maison. Je cours, encore et encore, accélère, je ne sais pas où je suis, ni où je vais. J'ai l'impression que mon c½ur va explosé. Je commence à fatigué mais je m'en contre fiche, j'ai un point de côté. Je me replis violemment, mais je continue de courir, je ralentis malgré mon envie de m'éloigner. Les maisons défilent de moins en moins vite. J'entends des rires dans la rue. Je me relève brutalement pris d'une peur troublante. Mais lorsque je vois une bande de garçons de mon âge je me replis sous la douleur. Ces rires s'estompent peu a peu. Je relève la tête et je vois que plusieurs d'entre-eux me regardent. J'ai un bras sur mon ventre et l'autre qui pend dans le vide. Je rassemble mes dernières forces et marche ver eux. Je peine à marcher et me baisse de plus en plus. J'essaie de me relever lorsque l'un d'eux me demande si ça va en s'approchant de moi. Il pose sa mains sur moi et je sursaute. J'ai peur, peur de tout. Je relève lentement la tête et le regarde. Je ne peux m'empêcher malgré son visage doux et rassurant d'avoir peur de lui. Rien qu'a voir son style vestimentaire " j'me la joue racaille" ne me rassure pas du tout. J'essaie de me rassuré malgré tout, le plus gros est passé. Je m'effondre alors dans ses bras, à bout de force. Je sens qu'il me porte, puis je ferme mes yeux embués de larmes et je sombre dans un grand vide noir que j'ai déjà vu quelque part...
kapitel eins

# Posté le vendredi 30 janvier 2009 12:12

Modifié le lundi 27 juillet 2009 14:18

kapitel zwei

___ Je me réveille tout doucement, ouvrant petit à petit mes yeux qui me brûlent. La pièce est entièrement blanche. Je reconnais immédiatement où je me trouve. Je me décrispe lentement, je suis enfin en sécurité. Je suis sorti de cet enfer, de ces trois mois qui me brûlent encore le corps, le c½ur, l'âme, et tout ce que je possède. Des infirmières entrent dans ma chambre, faisant toutes sortes de choses, m'aveuglant avec des lampes en m'ouvrant les yeux, relevant mes bras et je ne sais quoi d'autre. Pendant tout ce temps je garde les yeux dans le vide, encore terrorisé par cette « expérience ». J'essaie de ne pas y penser, de ne plus me torturer. Mais ça me fait beaucoup trop mal. Ils viennent tous de partir. La chambre est de nouveau vide, je me retrouve seul et je commence très vite à paniquer. Ca me fait peur. Je sais que je suis en sécurité ; c'est plus fort que moi. Je commence à respirer de plus en plus vite ; Je tourne ma tête à gauche et vois des gens bouger à l'extérieur. Je vois ma mère, mon père, et d'autre gens que je ne connais pas. Ma mère et mon père rentrent dans la chambre. Ils me sautent dessus et pleurent tous les deux.

On se câline depuis un moment, et mes larmes ont fini par couler elles aussi. Je vois Mattew dans le couloir. C'est mon meilleur ami. Je souris, ma mère et mon père se détachent de notre étreinte et Matt entre dans la chambre. Ils parlent cinq minutes et mes parents s'en vont. Matt s'approche alors de moi à pas hésitant, je sais que même si l'on se connaît depuis longtemps, il est très timide. Je souris quand je le regarde dans les yeux en voyant des larmes perler. On se regarde de longues minutes dans les yeux. On n'a pas besoin de parler notre regard parle pour nous. Je vois alors une larme couler le long de sa joue et mon c½ur ratte un battement. Je le vois pleurer pour la première fois de ma vie, et en plus à cause de moi.

Je relève mes bras et les écarte tandis qu'une larme coule, je ne peux m'empêcher de sourire. Il rougit et hésite, il s'avance de nouveau ver moi à pas hésitant. Il finit par être très proche de moi. Il s'assoit sur le lit et me fixe longuement dans les yeux. Il s'approche de moi et je le vois avec des yeux brillants, et à nouveau une larme qui s'échappe. Je l'attrape par le col de sa chemise et le serre doucement contre moi. Je sens son c½ur battre contre le mien. Sa me fais un bien fou, il m'a tellement manqué. En le serrant dans mes bras j'ai décollé mon dos du lit et il pose ses mains sur mon dos et le caresse. Je reproduis son geste et une larme s'échappe des mes yeux puis une autre, et je fonds en larmes.

Cette présence, cette chaleur, ce contact, il m'a tellement manqué. Je sens son torse se relevé comme s'il pleurait. Puis je l'entends sangloter et d'une voix brisée qui laisse comprendre qu'il pleure il dit, dans la joie mélangée à la peine « Oh mon Bill », il laisse un temps et ses larmes redoublent, il pleure encore plus et d'une voix presque inaudible, il dit encore « J'ai eu tellement sa voie se brise encore plus et le son de sa voix augmente peur, j'ai cru que, que je ne te reverrai jamais ». Ce dernier mot brisé par sa voix s'est éteint et a laisser place au silence, n'entendant seulement nos sanglots étouffer l'un contre l'autre, nos respirations reprennent un rythme normal et je crois qu'on s'endort l'un contre l'autre les yeux rougis par les larmes, épuisés de ce manque de l'autre.

___Une semaine s'est écoulée, et j'ai appris que je suis resté six mois enfermer et pas trois. Je ne comprends pas et ne cherche pas plus à comprendre, je n'en ai presque plus rien à faire. Mon malheur est enfin terminé. Je rentre enfin chez moi. L'odeur douce de la maison glisse dans mes narines. Je respire à pleins poumons et expir en relâchant la presion. Cette odeur m'a tant manqué. Je souris malgré tout, et un sourrire, un vrai. Je me suis un peu avancé dans la pièce pour laisser entrer mes parents. J'observe la pièce, je la redécouvre dans chaque recoin, la couleur de la peinture beige qui rend cette pièce si chaleureuse.

Moi qui critiquais la vie pour rien avant, maintenant je n'en ai plus envie. Je veux vivre heureux, et cette aventure m'a prouvé que je tenais quand même à la vie. Je regarde tous les meubles, les uns après les autres, les redétaillant, comme si je ne les avais jamais vus. Le silence règne dans ma maison, tout est calme, mais le fait de ne pas être seul me rassure énormément. Je me dirige ver la cuisine, et redécouvre encore cette pièce. La table à manger, rouge et blanche, la cuisinière, et toujous cette odeur de nourriture épicée que ma mère aime tellement. Je touche certains objets comme pour me souvenir de la matière. Je monte à pas de loup les escaliers et sans même me retourner, je sais que mes parents me regardent et qu'ils sourient. Je vais d'abord dans les toilettes, et je souris en repenssant au nombre defois où je m'y suis caché pour pleurer quand il y avait des invités et que je prétendais faire" la grande commission". Je rentre dans ma salle de bain. Oui, c'est la mienne car il n'y a que moi qui occupe l'étage du haut.

___Je touche le robinet, puis le bord du lavabo du bout des doigts. Je regarde ma baignoire; je ne vais pas tarder à prendre un bon bain. J'effleure du bout des doigts la baignoire et sors. Je rerentre à nouveau dans le couloir. Et au bout du couloir, je vois mon reflet dans le miroir. Je souris, puis de plus en plus mon sourie s'agrandit, je commence a rire, puis pars dans un fou rire incontrolable. Pourquoi je ris? Oh, c'es simple, mon reflet me fait rire. Je suis pitoyable. Je savais que j'étais dans un sale état mais bon. Je suis plié en deux, mort de rire et on entend mes éclats de rires dans la maison. Et je sais que ça fait du baume au coeur de mes parents.

D'ailleurs, je viens de réaliser que je ne m'étais pas regarder dans la salle de bain. Je n'y ai pas fait attention. Aurais-je changé? Cette pensée me coupe dans mon grand fourire, que je n'ai pas eu depuis 6 mois et un peu plus. Je rentre dans la salle de jeu. Je frôle le billard du bout des doigts à nouveau, pour me souvenir de ce contact sur ma peau. Je regarde tous les meubles, en me souvenant de chaque moment passé dans cette pièce. Je ressors et le contact froid de la poignée me fait frissoner. J'en avais oublié ce contact. Des choses auxqueles on ne fait pas attention mais qui parfois nous manquent... Je me retrouve encore une fois dans le couloir et me dirige ver ma chambre.

Sur la porte il y a du noir autour de la poignée et dans les reliefs comme dans les creux, le reste est blanc. J'avais oublié à quel point c'étais beau. J'ai galéré pour que mes parents acceptent que JE peigne la porte, mais j'y suis arrivé. Au milieu, il y a une tête de mort noire et dessus en blanc, il y à écrit Bill K. Ca rend vraiment bien avec les ailes blanches autour. Je souris et pose ma main sur la poignée. Je pousse la porte et vois seulement la partie droite de ma chambre. C'est à dire le lit dans l'angle avec mon tapis gris. Je rentre dans la chambre et ferme soigneusement la porte derrière moi pour profiter de ce moment, de ma chambre qui m'a tant manqué.

Dans l'angle du fond, à gauche, il y a mon bureau en verre avec mon ordinateur portable, des petits souvenirs, des choses qui ne servent à rien mais qui décorent. Le bureau est rempli mais il parait vide, ça fait magnifique. Dans l'angle à gauche (donc derrière la porte, et cachée par celle-ci si elle est ouverte) se trouve mon écran plasma noir et mon lecteur DVD noir juste en dessous, positionné sur un petit meuble en bois blanc, avec l'intérieur mes télécommandes, et quelques DVD protégés et fermés par une vitre. Sans oublier que le mur gauche est peint en noir. Entre le bureau et ma télévision, sur le mur noir donc, une tête de mort blanche avec des ailes grises claires, et un contour rouge orne le mur. En-dessous, se trouve un petit pouf noir que j'ai customisé en mettant des tissus rouge et blanc, en faisant toutes sortes de formes. En face, il y a ma fenêtre avec un rideau noir et rouge sur un mur blanc. A droite, un mur blanc, encore, et mon lit recouvert d'une couverture noire.

___Je regarde le mur noir intensément, et à ce moment là, j'ai l'impression de retomber dan cette petite pièce noire, où j'ai été tout ce temps, trop longtemps. Une larme coule lentement sur ma joue, la rendant humide. Une autre larme la suis, et encore une autre, puis une autre, encore et encore. Je m'assois sur le lit calmement en m'essuyant les yeux. Je m'allonge alors sur le dos et regarde le plafond blanc. Mes larmes coulent toujours, je me sens sale. Cet homme m'a détruit. Je me lève, me dirige dans la salle de bain. Je me regarde dans le miroir en face de moi, de loin. Je m'approche du miroir et touche mon reflet sur cette surface lisse. Je touche le même endroit à l'aide de mon autre main pour voir s'il s'agit bien de moi, si je ne rêve pas. Et même dans cet état pitoyable, je ne peux m'empêcher de me trouver quand même beau.

Choquant non? Oui, je sais. Je m'arrête et mes larmes coulent toujours. J'ouvre le robinet de la baignoire et bouche la sortie d'eau pour qu'elle se remplisse. Je crois que je n'ai plus assez d'eau dans le corps, et que, bientôt, je pleurerai des larmes de sang. Je met un peu de gel douche dans la baignoire pour avoir de la mousse. Je retourne dans ma chambre et prend un boxer avec un bas de jogging. Je retourne dans la salle de bain et met une main dans l'eau, elle est bouillante. Je souris et enlève mon tee-shirt. Je touche alors celui-ci du bout des doigts. J'ai mal. J'appuie sur mon bleu et ressens une vive douleur à et endroit. Mes yeux s'aggrandissent, et j'ai l'impression de revivre une scène, lorsque je rappuie vivement.

Je me réveille brusquement lorsque j'entends la porte s'ouvrir et que je sens la chaleur de la lumière sur ma peau. Je m'habitue très vite à la lumière et le regarde. Je me relève aussi rapidement que possible et il s'approche alors de moi et tente de m'embrasser. Je me décale vivement sur la côté et je vois son visage se transformer en un visage plus que crispé haineux. Je prends peur, je n'aurais surement pas du...
kapitel zwei

# Posté le vendredi 27 février 2009 09:03

Modifié le lundi 27 juillet 2009 14:20

Kapitel drei

Je me réveille brusquement lorsque j'entends la porte s'ouvrir et que je sens la chaleur de la lumière sur ma peau. Je m'habitue très vite à la lumière et le regarde. Je me relève aussi rapidement que possible et il s'approche alors de moi et tente de m'embrasser. Je me décale vivement sur la côté et je vois son visage se transformer en un visage plus que crispé haineux. Je prends peur, je n'aurais surement pas du. Il s'approche de moi le regard noir et serre les points. Je prends sur moi et le regarde dans les yeux.
* Je suis fou de le défier comme sa mein gott*
Il me lèche la lèvre.
J'ai envie de mourir
Puis me lèche le cou
Il m'éc½ure
Il me mort le menton.
Il me fait mal
Il m'embrasse en surface.
J'ai envie de fuir
Il me lèche la lèvre inférieure.
Je ne peux pas refuser, sinon je suis un homme mort
Il glisse sa langue sur la mienne et m'embrasse comme il ne l'a jamais fait.
J'ai envie de mourir
Il glisse sa main sous mon tee-shirt.
Je suis un homme mort, tant pis
Je bouge sous lui et attrape sa main pour la retirer.
Je défie la mort, je me mets encore plus en danger
Il force et la repose sur mon torse.
Et merde
Il la glisse plus bas, vers mon boxer.
Oh non, pas sa...
Il déboutonne mon jean, descend ma fermeture éclair. Je panique et repense à la souffrance que j'ai subis la dernière fois. Je le pousse violement. Il est d'abord surpris.
Je crains le pire
Puis il sourit, un sourire diabolique. Il pose sa main sur le dessus de mon crâne et appuie de toutes ses forces.
Je n'ai plus le courage de résister
Je me mets à genoux devant lui. Il baisse son jogging.
Je vais faire un arrêt cardiaque
Il n'a rien d'autre en dessous...
Oh mon dieu
Je bug un instant
Elle est énorme
J'ouvre la bouche en grand, surpris. Il enfonce son sexe dans ma bouche, l'enfonçant tellement profond que je manque de m'étouffer. Il rigole d'une voie grave et sa main sur le derrière de ma tête, il dit d'une voie assurée « suce ». Je m'exécute, sans en faire plus et je ne sais pas pourquoi, je vais lentement, très lentement. Il gémit, me demande d'accélérer, d'en faire plus.
Il entend quoi par « plus » ?*
J'accélère mes mouvements, lorsqu'il me demande où est ma langue. Sa y est, j'ai compris « plus ». Je suce alors son gland et passe ma langue percée sur son sexe. La boule roule et il gémit plus fort. Je m'active et accélère encore lorsqu'il me dit d'arrêter. Je stoppe tout mouvement et me retire. Il me relève, m'enlève mon jean et mon boxer, il me retourne ; je soupire, il s'enfonce brutalement en moi, me déchirant la chair. Je cris tellement la douleur est puissante. Je me sens déchiré. Il accélère ses coups de reins me faisans de plus en plus mal. Je ne cris plus et me mord la lèvre inférieure pour ne pas crier, pendant que des larmes coulent silencieusement sur mes joues. Je pris, pour que, maintenant, sa se termine. Je me sens tellement humilié...
Kapitel drei

# Posté le dimanche 19 avril 2009 13:02

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 10:57

Kapitel vier

Je reprends mes esprits, je tremble et mes larmes coulent deux fois plus. Mon ventre me fait mal. Je rentre dans la baignoire et le contact de l'eau brulante me relaxe immédiatement. Je m'enfonce dans la baignoire, laissant mon visage rentrer en contact avec l'eau. Le corps entièrement sous l'eau, je ne respire plus et laisse la chaleur de l'eau me détendre. Au bout de quelques secondes, je ressors ma tête de l'eau, me frotte les yeux et les ouvres. Je sens mes cheveux (beaucoup plus longs maintenant) collés sur mon visage. Je mets de la mousse sur mon visage et la laisse crépiter sur ma peau. Les yeux fermés, je m'endors paisiblement. Je me réveille, me lave, sors et essuie mon corps. Je vois un sachet de pharmacie et prends la pommade à l'intérieur. Je me la passe sur le corps et masse mon torse délicatement pour ne pas trop me faire mal.

J'entends mon portable vibrer, je l'éteins et m'enroule sous mes couvertures. Aujourd'hui, je retourne au lycée. Ou plus précisément, dans mon nouveau lycée. Ils ont dit que c'étais mieux pour moi de retourner vers les gens. Sa faisais un mois que j'étais chez moi. Il fallait bien que sa arrive un jour. Je me relève lentement en soulevant la couette ; je pose mon pied droit, puis le gauche. Je me dirige vers la salle de bain en prenant un boxer blanc sur la pile de linge propre. Je me lave, me fais les plaques après m'être maquillé légèrement de fond de teint et de noir autour des yeux. Je mets mon bonnet et descends les escaliers pour allez dans la cuisine. Je me sers un verre de jus d'orange et mords dans mon croissant.

30 minutes après, me voilà dehors, à pied, en direction de mon nouveau lycée. J'enfonce un peu plus mon bonnet sur ma tête, réajuste mon sac et vois le bâtiment se dresser devant moi. Étrangement, je me sens bien, posé, je n'ai pas de boule au ventre ! Je sens certains regards se poser sur moi, ce qui a le don de me mettre mal à l'aise. Certains gens me regardent bizarrement, d'autre m'ignore, tandis que d'autres sourient.

Je m'appuie lentement le dos contre ce mur rouge, et observe ces gens autour de moi. J'aperçois une fille avec un style vestimentaire particulier. Des cheveux blonds avec des mèches rouges ; de là où je me trouve, je n'arrive pas trop à voir la couleur de ses yeux. Elle a un pull violet assez large avec les manches remontées jusqu'au coudes. Elle a un baggy bleu foncé avec des baskets blanches à motifs noir et gris argentée. Elle a une PSP dans les mains et joue à je ne sais quoi. Elle a une queue de cheval et une sucette dans la bouche. Je l'entends râler de là. Elle crie, en levant sa main gauche. Je souris faiblement. Lorsqu'un garçon la bouscule elle relève la tête et regarde autour d'elle. Elle l'aperçoit et lui fait un regard noir.

-HEYYYY ! MAIS ATTENTION ESPÈCE DE SALE BARGE QUE TU ES !! TU VOIS MA PSP PUTAIN ? ELLE EST NEUUVE NEUUUVEUUUU ! NEUVE, NON MAIS !!

Le gars la regarde bizarrement et part en courant.

-Alalah ! Ces jeunes j'vous jure !

Nos regards ce croisent alors. Elle me fait d'abord un regard noir, puis me souris. Elle pose la PSP dans la poche de devant son sweet, elle met sa capuche, pose sa mains sur le bas de son pull comme pour le tenir et s'avance vers moi. Elle tient son baggy avec son autre main et me fais un sourire magnifique. Une fois assez proche de moi j'arrive à voir ses yeux, d'un marron, pur, un regard transperçant, brillant de je ne sais qu'elle lueur... Elle me tend une main en se présentant, que je serre sans hésiter en me présentant à mon tour. Elle est assez bizarre quand même. Karen... Elle parle fort et Cris presque, sa m'a l'air d'être un cas celle là.

La journée passé, malheureusement on n'est pas dans la même classe, mais on est ensemble que pour les cours de SVT et de technologie. On a très vite sympathisé, elle est très ouverte d'esprit. Elle m'a tout de suite prise sous son aile. En remarquant surement, ma fragilité. Ce lycée à l'air différent de mon ancien lycée. Peut-être les gens sont-ils plus ouverts ici ? En tout cas, elle, n'a pas trop l'air aimée de tout le monde, mais elle à l'air respecter, j'entends par là que j'ai vu personne allez lui parler, mais ceux qui la regardent lui font des regards noir. Nous avons passez la journée ensemble, des fois avec de gros blancs pesant, mais des fois, juste en apprenant à se connaître, en parlant de nous. Je ne sais quand même pas beaucoup de choses d'elle. Je sais juste qu'elle a redoublé, qu'elle a un frère de mon âge qui s'appellerait Tomas. Ses parents ne sont pas divorcer, mais Tomas ne serait pas son vrai frère, le père de Tom n'est pas le père de Karen. Ils ont juste leur mère en commun.

Nous sommes vendredi soir. Je me suis enfin décidé à allez voir la police mercredi, pour leur dire où était l'homme qui m'avait kidnappé. Car oui, depuis, je n'ai rien dis a personne, je voulais qu'il meure de souffrance, de faim et de soif, car je sais que la justice l'aurais mis en prison, et relâché quelques années après, chose qui pour moi était inconcevable, car une fois relâché, j'aurais trop peur qu'il recommence et je ne vivrais plus. Ils sont allez le chercher, et l'on trouvé mort, desséché, étalé sur le sol. Il est mort, enfin, je me sens léger.

Une semaine s'est écoulée depuis ma rentrée, et avec Karen, je peux vous dire que nous sommes assez proches. Je ne lui confie jamais rien, mais ça va bientôt arriver, et je redoute ce moment, je ne peux pas la laisser dans l'ignorance, comme si elle parlait à un inconnu. Elle sait ce que j'ai vécu et depuis, elle se fait beaucoup trop protectrice de chaque personne qui m'approche et j'aime bien. Nous sommes samedi, je vais passer mon après midi avec elle, et je vais dormir chez elle, pour la première fois...

Je suis énormément fatigué ces derniers temps, bien que cette nuit j'ai dormis 12 heures ou plus. J'ai mes mains engourdies, et souvent des crampes aux pieds. Mais je ne fais pas tellement attention à sa. Je dois simplement être fatigué. Je m'assois à table avec ma mère, et j'ai l'impression qu'elle me regarde bizarrement les bras.

-Bill ?
-Oui ?
- T'as... T'as des soucis au lycée que tu ne voudrais pas me dire ?
- Bin non. Pourquoi ?
- Je ne sais pas... Tu... Tu as des bleus au visage depuis quelques temps, et sur tes bras des petites marques bizarres...
- Aaah sa ! Bin je ne sais pas ce que c'est non plus.
-D'accord...


Mon père et ma mère se regardent bizarrement, puis finissent de manger. Ma gorge me gratte et je tousse, tousse encore et encore, une toux sèche, qui me brûle la gorge. Arrive deux heures je vais rejoindre Karen au lac. Elle est assise sur une petite table en pierre, m'aperçois, me sourit, elle saute de sa table et me rejoins. On se câline trente seconde et commençons à marcher, je ne sais où.

Le ciel se couvre petit à petit de nuages noirs, puis de gros nuages noirs apparaissent. Ce qui est normal le printemps. Un vent commence à se lever, puis une odeur humide arrive jusqu'à mes narines. Karen et moi nous regardons, et immédiatement, prenons le chemin de sa maison. De petites goutes de pluie se posent délicatement sur mes cheveux, puis sur mon épaule. Et en trente seconde, Karen met sa capuche et commence à courir comme elle le peut, tandis que moi, je mets ma veste en cuir sur ma tête et court à son rythme car je ne sais pas où elle habite. C'est une vraie tempête, je cours comme je peux et n'y vois presque rien, ce qui est assez gênant. Je sens tout mes habits me coller à la peau, ce qui est assez inconfortable.

Karen m'indique en criant assez fort pour que je l'entende que sa maison est la première à droite après l'angle de cette rue. Je me réfugie immédiatement sous l'encadrement de la porte. Elle ouvre vite avec ses clés et nous rentrons. Elle enlève son sweet porte bonheur violet, puis le pose sur le porte manteau, je fais de même avec ma veste en cuir. On enlève nos chaussures, et rigolons de notre états.

Je regarde un peu autour de moi et constate que sa maison est vraiment très belle. Sur ma droite, juste à côté de la porte se trouve une petite table en verre où elle pose ses clés. Juste après sur la droite la cuisine, toute en bleu ; à ma gauche le salon, avec des murs orange, une belle table, des photos, une télé, une play et tout ce qui faut pour sa survie, et celle de son frère je suppose. Toujours sur le pas de la porte, en face de moi se trouve un escalier en bois avec des marches très étroites et qui tournent. On monte les escaliers pour allez dans sa chambre. Il y a une porte sur la droite, où je peux voir un ordinateur ainsi que quelques vêtements. Je continue ma route et juste après une chambre, qu'elle ferme rapidement, ça doit être celle de Tomas. A gauche la salle de bain, puis tout au fond en face de moi, sa chambre.

Je rentre dedans en la suivant à la trace. A droite se trouve son armoire avec un grand miroir sur la porte du placard. A gauche un meuble avec un bureau, où se trouve un poste des photos etc. Au milieu de la pièce le lit, un lit deux places, puis à la gauche du lit une petite table de nuit. Les murs sont jaunes avec des contrastes orange et rouges. Sa donne une chaleur réconfortante à sa chambre. Elle me dit de m'asseoir sur son lit et moi je m'allonge. Ma tête commence à tourner alors je ferme les yeux et on parle tranquillement, je commence à fatiguer, je me sens partir mais lorsque je sens le lit s'affaisser j'ouvre les yeux, elle s'est lever et me sourit en me disant qu'elle pensait que je dormais. Je me redresse et m'assois confortablement. Ma tête tourne encore et je ferme les yeux. Elle me propose de descendre manger ce que je ne refuse pour rien au monde.

Je me tiens de toutes mes forces à la rambarde, mes jambes tremblent, j'y vois flou et tâte les marches avec mon pied pour ne pas tomber. J'hésite à chaque marche. Je sens enfin le sol sous mes pieds et Karen me regarde étrangement... Je crois...

-Ca va Bill ? T'es bizarres... Tu me fais peur...

Sa voie est loin. Je fais un signe de la tête comme quoi oui tout va bien. Je l'entends appeler son frère, j'y vois noir mais je continue d'avancer, je touche les murs de mes mains, je suis fatigué. Je tombe au sol, mes jambes ne me tiennent plus... Je sombre...
Kapitel vier

# Posté le mercredi 22 avril 2009 09:34

Modifié le mercredi 22 avril 2009 10:11

Kapitel fünf

J'entends des voies autour de moi, apparemment seulement deux personnes. Surement Tomas et Karen. Je ne me souviens pas très bien ce qu'il s'est passé, je sais juste que je suis allongé, sur quelque chose de moelleux, et je sens une main caresser mes cheveux. J'entends des bribes de conversations qui ressemblent à des « Tu crois ? » ou des « On ne peut pas » ; « Tu n'as plus le droit tu le sais ». M'enfin des choses assez bizarres.

J'ouvre alors les yeux petits à petit et regarde autour de moi. Je vois que je suis dans le salon rien qu'en voyant la couleur des murs. Je vois Karen directement et je n'ai pas envie de détourner mon regard du siens qui me fais un sourire rassurant. Je sens un autre regard que le siens me peser, mais je n'ai pas envie de me détacher de son regard à elle. Je sens une pression sur ma main, qui n'est autre que la sienne. Je fini par tourner un peu les yeux et je bloque.

Des yeux, marrons comme des billes me regardent. Un petit bonhomme accroupis me regarde. Enfin petit, tout est dans l'art des mots. Je fixe ses yeux, ils brillent, une lueur inconnu... Il relève un sourcil alors que je commence à le détailler. Je détaille son front plissé, ses sourcils parfaitement dessinés, la courbe de son nez fin, de belles lèvres pulpeuses et roses, avec un piercing au labret... Il ne ressemble pas du tout à Karen, sauf dans les yeux. Un regard, transperçant, qui m'en fais lever les poils sur les bras.

J'ai envie d'ouvrir la bouche, mais aucun son n'en sort. Je serre la main de Karen sans lâcher Tomas des yeux. Je ne peux voir que son visage pour l'instant vu qu'il est à croupis, autant regarder ses magnifiques yeux. Je vois que lui aussi me détaille, ce qui à le don de me faire rougir. Son regard devient inquiet et il pose un doigt sous mon menton en faisans tourné ma tête.

-Est-ce que quelqu'un te frappe ? Dis Tomas sur un air sérieux.
-N...Non... P...Pourquoi ?
-Bizarre, tu as des bleus au visage, et tu saigne à la lèvre alors que tu n'as pas eu de choc trop important...

Je passe alors ma langue sur mes lèvres et alors une douleur atroce me pique et un gout de fer imprègne ma bouche. Je grimace et tourne mes yeux vers Karen qui regarde Tomas inquiète.

-Quand tu rentres chez toi, dis à tes parents qu'il faut que tu ailles voir un docteur... C'est bizarre.
-Ouuuhhh Mon petit Tomi s'inquiète de Billou !
- PETIT Tomi ?
Dit Tomas avec une pointe d'interrogation.
-Billou ? Renchéris-je à nouveau.
- Et oui je m'inquiète pas DE « Billou » mais POUR « Billou » Déjà d'une, et ensuite, c'est juste que c'est bizarre. Bon j'remonte dans ma brecham, t'appelles si y'a soucis. Content de te connaître Billou.
- Bill, moi, c'est BILL !


Il fait un clin d'½il et se lève. Je me lève alors brusquement et part m'enfermer dans les toilettes.

Voilà plus de dix minutes que comme un con je viens de m'enfermer dans les toilettes de ma nouvelle amie. Elle tape comme une folle derrière la porte pour que j'ouvre. J'ai peur de son frère, je ne veux plus sortir. Quoi ? On se moque pas, c'est vrai quoi, son style vestimentaire viens de me foutre la trouille. Baggy, tee-shirt large, je n'avais même pas remarqué qu'il portait une casquette et qu'il avait des dreads. J'ai pris peur et maintenant voilà où j'en suis.

- Bill ouvres moi cette putain de porte !
- NAN !
- BILL
- KAREN
- JOUE PAS A SA AVEC MOI !
- JE JOUE PAS A SA AVEC TOI !
- SORS DE LA OU JTE COUPE LA ZEZETTE !
- TU L'FERAS PAS !!!
Je tire la langue à la porte, par acquis de conscience...
- Bill on dirait un gamin de deux ans qui fais un caprice !
- M'en fou.
Dis-je avec une mine boudeuse et une voie d'enfant tout en croisant les bras.

Elle soupire et je l'entends s'éloigner. Je m'assois sur les toilettes en baissant la cuvette et en regardant mes pieds. Au bout d'un petit moment je me lève et écoutes à la porte. Aucun bruit. J'entre ouvre la porte et glisse la moitié de ma tête à l'extérieur. Je regarde à droite, puis à gauche lorsque je sens un poids lourd s'étaler sur moi. Je suis assis sur la cuvette comme un con et Karen est assise à califourchon sur moi en me tenant fièrement le col d'une main, et en dansant fièrement en levant l'autre bras en signe de victoire. Je lui explique rapidement le pourquoi du comment et alors ses yeux s'assombrissent. Elle me fait peur d'un coup.

-Ouuuuuuhhh Billou, dit-elle d'une voie sombre, elle tourne les yeux, tu devrais avoir peur, elle me regarde d'un coup en prononcant ses deux mots d'un ton beaucoup plus fort, de moi JE VAIS TE MANGER TOUT CRU P'TIT LU DU LUSTUCRU.

Et je me lève d'un bon en la faisans tomber par terre, elle crie que je suis un malade et j'enjambe ma petite folle et part courir dans le salon. Elle se relève d'une traite et me cour derrière elle aussi. Je me cache derrière le canapé et elle me dit « Billouu t'es où ? » et comme un idiot je me lève tout sourire en disant « LAAA » je regrette la seconde suivante où elle me jette sur le canapé pour me faire des chatouilles.

Son frère descend et nous crie dessus en disant que certains écoutent la musique et qu'ils souhaitent ne pas être dérangés. On baisse la tête comme des enfants pris en faute et elle lui lance le coussin sur la tête, il prend un regard noir et lui court après comme il peut. Un garçon, une fille, tout deux ayant un baggy et qui essaient de courir, vous voulez un dessin où vous imaginez la scène ?

Je m'assois sur le canapé et ne peux m'empêcher de rire en les voyants tomber tout les deux au même moment. Tomas me regarde alors et s'approche de moi avec un regard malveillant. Je devrais rire ? J'essaie, je n'y arrive pas, je revois des scènes défiler dans ma tête à une vitesse folle, je panique très vite et lorsqu'il pose sa main sur mon épaule je sursaute, cris, et pleure comme un bébé.

Son visage se décompose alors rapidement. Il me regarde en relevant un sourcil et je me sens stupide à cet instant, il y a Karen, même s'il avait de mauvaises intensions, il ne m'aurait pas touché. Il ne comprend pas, mais je place mes mains devant mes yeux, comme pour me cacher de ma stupidité. Avoir peur de Tomas, alors que c'est le frère de Karen et qu'elle est avec moi dans cette pièce. Puéril.

Je remonte mes genoux, le dos appuyé contre le canapé, les fesses au sol, mes bras qui entourent mes genoux et la tête posé sur mes genoux et qui regarde le sol. Je pleure. Je remarque alors qu'il n'y a plus sa main et je sens une douce odeur me chatouiller les narines. Je relève un peu la tête et l'aperçois. Je fais un bon, mais me contrôle un minimum. Je dois, apprendre à avoir confiance aux garçons...

Je sens à nouveau sa main sur mon épaule et de douces caresses. Puis je ne sens plus rien et je sens deux bras qui m'entourent. Je reconnais immédiatement la personne qui m'étreint grâce au parfum de noix de coco qui chatouille mon nez. Elle me berce tout doucement en me caressant le dos, elle a surement comprit... Elle dit à Tomas qu'il n'a pas à s'en faire et que ce n'est pas de sa faute. Je relève la tête, mon visage toujours noyés dans les larmes. Il à l'air mal à l'aise et complètement perdu.

Je tente d'esquisser un sourire à travers mes larmes et il me fixe dans les yeux, avec ses yeux ronds comme des billes. Je le vois baisser les yeux et commencer à partir. Karen desserre son étreinte et s'assois à côté de moi. Je me laisse alors glisser sur elle et elle pose ma tête sur ses jambes qu'elle déplie. Elle me caresse doucement le front et les cheveux en me faisant un sourire rassurant.

Seulement deux semaines que je la connais, et elle est toujours présente pour moi, à n'importe qu'elle heure. Je suis déjà attaché à elle. Son père est chirurgien et sa mère aussi. Ils se sont rencontrés à l'hôpital, et ils sont rarement chez elle. Ils voyagent de temps en temps pour faire des opérations dans d'autres pays. Je vous dis sa pour que vous compreniez pourquoi la dernière fois que j'ai pleuré à deux heures du matin, elle est venue. Elle à tout simplement pu, car il n'y avait personne.

Je ferme mes yeux et me laisse bercer par ses caresses. Et je l'entends chanter une chanson que j'aime. After tonight. Elle l'aime bien aussi. Elle connaît toute les paroles. J'esquisse un petit sourire et murmure avec elle les paroles. La chanson se termine et j'ouvre les yeux. Elle me fait un grand sourire et je me lève. On va dans la cuisine et on sent l'odeur de la nourriture. Tomas fait à manger.

On mange tranquillement lorsque Tomas engage la conversation en évitant de me regarder. Il y a encore un malaise entre nous. Ma jambe tremble, vous conaissez ce tic affreux, qu'on ne maîtrise pas, qui prouve le stress. Je le regarde dans les yeux et je vois qu'il baisse la tête et trouve son assiette bien intéressante. Je me racle la gorge et commence alors à manger, bien que je n'ai pas très faim et que mes larmes coulent encore un peu.

Puis Tomas relève sa tête et me regarde intensément dans les yeux. Je me sens nu devant lui, comme statique. Finalement c'est vrai que mon assiette est très intéressante. Je pourrais même y plonger dedans là maintenant. Je me marche sur les pieds sous la table puis finalement regarde Karen qui nous regarde chacun à notre tour, avec une tête assez bizarre.

Je lui donne alors un coup de pied elle sursaute et recrache tout ce qu'elle avait dans sa bouche, puis je lui souris. Je tripote un peu la nourriture avec ma fourchette, et Tomas me demande si c'est bon. J'acquiesce d'un signe de tête et d'un "Humhum" à peine audible. J'entends Karen souffler, se lever et glisser un " Je reviens" assez las.

Silence total, on entendrait presque une mouche péter... Il se racle la gorge et je me sens observer. " T'es un homosexuel pas vrai? " Je m'étouffe avec la gorgée d'eau que je venais de boire. Je dois faire quoi là? Je baisse les yeux assez géné... " Je le savais." Il se lève, j'entends la chaise raclée, et ses pas; il tape sur mon épaule assez fort, je ne sais pas si c'est méchant ou pas...

Bien oui, je crois que je suis gay. Enfait je n'en sais rien, je n'y ai jamais vraiment réfléchis. Je n'ai jamais eu de petite copine à cause de la réputation que j'avais avant, je ne connais donc pas l'amour. Je n'ai jamais vraiment regardé de fille, ni de garçon. Je trouve Tomas mignon et Karen très belle aussi.

Je suis seul à table, les coudes appuyés sur la table. Karen arrive avec un visage décomposée. Qu'est-ce qui lui arrive encore?
Kapitel fünf

# Posté le vendredi 24 avril 2009 12:27

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 10:57

Kapitel sechs

Point de vue de Bill

__La raison de la tête qu'elle tire ? Elle ne comprend pas le comportement de Tomas. Elle a entendu la « conversation » qu'on a eu, et elle-même ne sait pas si c'est un reproche ou s'il s'en fou. Au final je n'aurais pas mangé, je n'ai pas faim de toute façon. On regardera un film dans le salon, et je m'endormirai finalement dans ses bras, comme toujours.

__Depuis ce jour là, Tom et moi ne nous parlons pas. Déjà qu'avant on ne parlait pas beaucoup, maintenant c'est pire, dès qu'on se croise, j'ai le droit à des regards noir, et quand je passe à côté de lui, il me bouscule durement avec son épaule. J'ai l'habitude et je m'en fou, sa ne m'atteint pas plus lui que les autres... Mais malheureusement voilà. Je ne supportai plus d'allez chez Karen. Me souvenir de tout ça, ça me faisais mal. Donc elle venait chez moi, jusqu'au jour où j'ai décidé de dire à mes parents que j'étais gay. Mais enfaite je suis bi. Oui je sais, j'ai beaucoup réfléchis dans ma tête, et si je suis intéressé par les garçons ce n'est pas pour rien, mais j'aime aussi les filles. Karen m'attire beaucoup... Mais depuis leur avoir dis, je préfère plutôt allez chez Karen et supporter le regard noir de Tomas que celui de mes parents. Oui, vous avez très bien entendu, depuis, c'est une horreur chez moi. Mon père ne me parle plus, ma mère, sa dépend, mais quand elle me parle, j'ai le droit à une voie froide. Je préférerai qu'elle ne me parle pas du tout, je n'aime pas cette voie froide...

__Je suis enfermé dans ma chambre, seul; on tape à ma porte, je sais que c'est ma mère, mon père ne veut même plus monter à mon étage. Généralement quand elle tape à la porte sa veut dire qu'on mange. Je me lève de mon lit et descends manger. Sur la table, une seule assiette, un seul verre, et personne d'autre que moi et ma solitude. Je regarde dans le salon et voie qu'ils regardent la télé. Je mange seul depuis, et je préfère largement que de supporter la froideur de l'ambiance qui règne. Je m'assois et mange un peu. Je dois vous dire que je ne comprends pas leur comportement, avec tous ce que l'on à vécu, je ne comprends vraiment pas. Ils ont pleurés pour moi quand j'étais porté disparu, ils ont juré de ne jamais me laisser, et là c'est ce qu'ils font.
Je comprends aussi que ça doit faire un choc, pour eux qui sont homophobe, mais au bout d'une semaine ils pourraient au moins faire l'effort de me regarder dans les yeux. Je m'empresse de finir de manger, range mon assiette, mon verre, mes couverts, et monte en flèche dans ma chambre, à peine je m'allonge que je sombre dans un sommeil noir... Trop fatigué. Je ne suis toujours pas allez voir le médecin...

__Je me réveille en sursaut, encore ce foutu cauchemar, je regarde le réveil, et je constate qu'il est 11h30. Je me relève lentement, en prenant bien soin de poser mon pied droit d'abord, puis mon pied gauche, par habitude. Je me dirige vers mon bureau qui est à deux pas de mon lit. Je prends l'ordinateur portable posé dessus délicatement dans mes mains et retourne sur mon lit. Je me couvre de mes couvertures, appuie mon dos sur le coussin positionné sur le mur, ouvre mon ordinateur, appuie sur le petit bouton et attends qu'il s'allume. J'attends qu'il charge, je tape mon mot de passe et les fichiers chargent.

__Je replie mes genoux et remonte donc l'ordinateur en même temps. Une fois mon fond d'écran affiché je souris en voyant Matthew et moi tout les deux en souriant, une photo tellement naturelle. J'ouvre msn et me connecte. Je cherche rapidement Matthew dans mes favoris et je le trouve. Je clique sur son pseudo tout souriant, et entame la discussion. On parle beaucoup, je lui parle principalement de moi, je lui raconte tout les évènements qui se sont déroulés dernièrement, sans oublier de parler mon homosexualité qu'il prend très bien. On se dit qu'on se retrouvera bientôt, qu'on se manque etc. Je regarde l'heure et remarque qu'il est 13h00. Je me déconnecte sans oublier de lui dire que je l'aime et descends après avoir enfilé un jogging et un tee-shirt. Mes pas sont silencieux dans la maison et je n'entends aucun bruit. Une fois les escaliers descendus j'accroche fermement ma main gauche à ma main droite en croisant mes doigts. Mon père est là.

__Il lit son journal, les jambes croisées, et la tasse posée délicatement sur la table basse en verre. En général je lui sauter dessus, lui faisais de gros bisous, prenais la tasse de café, buvais une gorgée, on lisait le journal ensemble, on rigolait, on parlait, comme un père et un fils, relation normale. Je vais quand même essayer de l'approcher à nouveau, il m'aime ? Il devrait m'accepter. Je m'approche alors lentement de lui, je m'assois sur l'accoudoir du canapé le plus proche de lui et le regarde en souriant de toutes mes dents. Je voudrais tellement que ce soit sincère, si vous saviez. Il relève son regard normal, et dès que ces yeux croisent les miens, il ne bouge pas, sont regard se refroidi et se noirci, il baisse sa tête et reprend sa lecture.

__Pas un seul effort. Pas un seul sourire, ni même un bonjour, pas une seule étreinte, juste ce regard noir, se sent-il obligé de me faire autant de mal ? Une semaine, une longue et éternelle semaine papa, que je ne t'ai plus entendu t'adresser à moi, une semaine papa, que je n'ai plus senti la chaleur de tes bras, une semaine papa, que j'ai l'impression que tu ne m'aimes pas... Je le regarde encore et retiens mes larmes. Surtout ne pas pleurer devant lui, déjà qu'il n'est pas fier de mon orientation sexuelle, si en plus je me montre faible... J'essaie de lui parler avec une voie d'enfant, une voie enjouée.

-Tu fais quoi ? Je souris de toutes mes dents. Tu es si bon menteur Bill...
-... Pas de réponse, pas un seul clignement de cil.
- Tu fais qu/ Il me coupe la parole.
- Tu vois bien que je lis non ? Fou moi la paix un peu, tu me les pompes là. Voie froide, il n'a pas relevé la tête, mais sa voie est dure, coup de couteau dans le c½ur.
-Oui mais papa, dis moi quand comptes-tu me reparler ?
- Ne me parles plus Bill. S'il te plaît, vas-t-en. Tu sais dans quoi tu t'es engagé en me disant la vérité.
- Mais papa !!!! Avec tout ce qu'on à vécu, tu as eu peur pour moi quand j'étais plus là, tu as pleuré pour moi, tu m'as promis de ne jamais me laisser. Et pour une orientation sexuelle simple tu ne tiens pas cette promesse ? JE SUIS TON FILS PAPA !!!! Tu avais promis je ne te comprends pas. Papa...
Ma gorge me serre, ma voie s'un couvre d'un voile délicat.
-...
- Papa, je t'en supplie, papa parles-moi, réponds moi PAPA...
Ma voie se brise de plus en plus et mes yeux s'embuent de larmes. Je le secoue de toutes mes forces. Papa...
- Tu es fou. Tu es malade. Je ne viendrais pas te parler tant que tu n'iras pas voir de psychologue. Lâche-moi.
- Mais papa je t'aime.
-PARS !
- Non papa, s'il te plait, Papa je t'aime, Papa tu me manques, Papa, PAPA Je t'en supplie...


__Il souffle, d'un air las, se relève, prend son journal, sa tasse et part. Je me replie sur moi-même sur le canapé et me laisse tomber de tout mon long sur celui-ci. « Papa » Je ne cesse de murmurer « Papa » sans arrêt de cette voie brisée. Je l'entends me crier d'arrêter de sa voie grave, qui vient de la cuisine. Je me relève, à bout de force et pars en courant de chez moi.

__Deux heures que je suis dans un parc. Ce parc, LE parc. J'y passais tout mon temps avec mon père. La balançoire bouge lentement sous l'air du vent et elle grince. J'entends encore les rires de mes parents et du miens résonner dans ce parc si magnifique. Je suis assis sur l'herbe, le dos appuyé contre un arbre épais.

Point de vue externe.

__Il est assit, seul contre cet arbre et il perd toute notion du temps et du ressenti. Non, pas totalement vrai, il entend des rires graves au loin. Il ne veut pas y faire attention. Sauf que quand ces rires cessent, il se sent d'un coup mal à l'aise et lorsqu'il relève la tête, il les voit le regarder. La panique. La peur, d'un coup, oui il a tellement mal que son ventre se noue. Il se relève en quatrième vitesse, il tourne la tête à leur opposé et part le plus vite qu'il peut. Une pression sur son bras, trop tard, trop lent. Il se retourne vivement. Son ventre le tord encore plus. Il regarde le garçon qui lui accroche fermement le bras. Il ne doit pas pleurer, ce montrer trop faible empirerai les choses... Ils s'approchent tous, tandis que ce cher Bill lui demande gentiment de le lâcher car il doit rentrer chez lui et que son père l'attend. Foutaises...

-Oh le petit garçon à son papa...

__Des rires, non, ce n'est pas drôle, tu te trompes, tu ne peux même pas te douter de l'enfer que ce cher Bill vit. Toi qui le tiens, tu ne tiendrais même pas une seule journée comme lui. Tu te dis fort, tu es encore plus lâche que lui, de t'en prendre à ce pauvre ange déchu, avec les ailes brisées. Tu crois qu'il est seul ? Il le croit aussi. Foutaises.

__Lâche-le. Tu n'en feras rien que d'empirer ton cas. Lâche-le ; tu ne m'écouteras donc jamais ? Regarde son visage, regarde ses magnifiques yeux chocolat, ronds comme des billes te regarder avec de la peur. Sens son bras qui tremble sous ta main qui le tient fermement. Regarde, tu lui serre tellement fort le bras que sa circulation en est coupée. Regarde son bras bleuir à cause de toi. Es-tu content ? Es-tu fier, du monstre que tu es ? Regarde-le, te regarder fixement. Il sait que rien ne servira de se débattre, il a déjà vécu l'horreur, pire que ça, dans d'autres situation bien plus compliqués, il attend que son sort soit jeté. Il attend que tu le prennes, et que tu le déchires à nouveau. Fais-le, vas-y, toi qui n'est pas lâche, aie le courage de le couvrir de bleu... Et tu lâches son bras, et ce n'est surement pas pour le laisser partir, Bill le sait, il ne bougera pas et n'essaiera jamais de partir. Il ancre, chacun de tes détails dans son cerveau, pour pouvoir ce souvenir de toi, comme le monstre qui l'a encore une fois empêché de vivre, vivre une journée normale. Désolé du terme, mais tu n'es qu'un salop.

__Oui, espèce de salop, tu l'es encore plus, lorsque sans pitié tu lui donne un coup de point sur le nez, lorsqu'il y voit noir. Tu l'es encore plus lorsqu'il se plie en deux à terre, tu t'amuse à le rouer de coups de pieds. Tu n'y vas pas de mains mortes, tu lui tires les cheveux pour le mettre sur le dos, et tu donne un coup de pied dans sa mâchoire. Sauf que maintenant tu vas arrêter, car tes copains n'aurons pas bougés pour t'aidé à blesser ce jeune Bill. Ils ne t'en empêcheront pas, car ils sont autant lâche que toi, voir pire. Tu le sais, et tu continueras tes coups de pieds ; jusqu'à ce que deux bras libèrent mon Bill.

__Mon petit Bill, tu as les yeux fermés, et tu ne pleures pas, non, tu n'en as pas besoin, tu ne veux plus, tu as subis tellement pire. O Bill, je pleure pour toi si tu savais... Tu es à terre, ton tee-shirt est déchiré et taché de sang. Ta respiration est coupée, mais tu ne pleures pas. Tu es juste, toujours sur le choc. Et même si tu as vécus bien pire, sa fais toujours autant mal. Des mains se posent délicatement sur ta chevelure, tu le sens, et tu tressaillis à se contact, mais tu ne feras rien, tu as ressentis, dans la douceur des gestes que tu ne prendras pas d'autres coups pour le moment, et tu espères pour toujours. Oui, tu espères, l'espoir ne tue pas, mais la vie ne te gâte pas mon petit Bill...

__Tu ne respires presque plus, et lorsque tu respire, tes poumons te font mal, si tu respires, tu respires fort. Tu as le gout du sang dans la bouche, et tes mains saignent elles aussi. Elles saignent, car lorsque tu as voulu protéger ton corps des coups, tes mains ont soufferts elles aussi. Tu te sens porté, tu te sens voler, tu ne sens plus le sol sous tes pieds. Que ce passe-t-il ? Pars-tu pour toujours ? Et tu prie, même si tu sais que ce n'est pas ça.

Point de vue de... Tom

__Je marche dans le parc, lentement mais surement. J'avais envie de prendre un peu l'air, je me sentais comme oppressé chez moi. Pour tout vous dire, je me sens un peu seul, un peu perdu. Je ne sais plus trop quoi faire, ni comment réagir. Vous allez me trouvez bête de dire sa comme ça, mais je suis extrêmement nul... En plus, Karen est dans sa période bizarre là. Son Bill, il m'intrigue. Je réagis trop mal avec lui, je le sais, mais je ne sais pas comment réagir vis-à-vis de lui. C'est trop bizarre en fait. Vous devez vous dire, que je suis un homophobe et à ce moment précis vous me huez n'est-ce pas ? Eh bien vous vous trompez cher gens ! Je suis bisexuel, alors comment pourrais-je être homophobe ? Chercher l'erreur ! Je pense que. Attendez... ? J'entends des bruits bizarres pas loin de moi. Je relève la tête lentement, et bloque, je vois des jeunes de mon âge, à peu près même style que moi, tous réunis en train de rire. Je décide d'allez leur parler, mais j'ai comme l'impression que quelque chose de louche se passe.

__J'avance un peu plus et j'entends comme des coups, je m'avance encore et aperçois un garçon debout, et un garçon à terre. J'examine mieux la scène, on dirait des bêtes dans une foire. Mes yeux s'agrandissent, je ne cherche pas plus à réfléchir du pourquoi du comment, ni de qui il s'agit je me place derrière le mec qui frappe, j'entoure ses bras et son torse de mes bras et le décale sur le côté. Je lui dis d'arrêter, je lui cris, je le force à regarder la personne à terre, en sang. Lorsque ce que je vois m'horrifie. Bill... Je donne, sans hésiter, un coup de point sur le visage, à ce monstre qui frappait Bill, en lui criant de partir, chose qu'il fait sans broncher. Lâche ! Ils étaient 6, aucun d'eux ne résistent. Ce que les gens sont stupides. Je me penche un peu et hésite. Oui j'hésite, je sais qu'il n'aime pas, qu'on le touche, surtout des garçons, quand il n'a pas confiance, je crois que c'est en rapport à son histoire du kidnapping, de viol etc. Je finis quand même par caresser ses cheveux doucement, pauvre Bill. Il est recroquevillé à même le sol, il ne bouge pas. Je m'inquiète d'un coup. Il ne bouge pas ? Je mets vite mes deux doigts sur son cou et sens son pou. Soulagé. Je lui caresse doucement la main et le met sur le dos. Je lui plis les jambes, pose un bras sous ses genoux et l'autre sur son cou, je me relève, et le porte. Il est léger comme une plume mon dieu ! Je me dirige vers un arbre, et m'appuie contre.

__Après quelques contorsions très poussées et recherchées, je réussis à libérer une main, prendre mon portable et appelez Karen en lui disant de venir sur le champ au parc. En attendant, j'observe Bill. Il me fait de la peine. J'ai sincèrement mal au c½ur pour lui. On dirait un ange tellement il est paisible, un ange blessé, un ange perdue... Comment fait-il pour supporter tout ça ? C'est le souffre douleur de tout le monde, et dire que moi-même je me suis mal comporté avec lui. Idiot.

__Tout s'est passé tellement vite, je revois encore son visage, les yeux fermés, la lèvre en sang, sa tête fine appuyé inconsciemment sur mon torse, son corps trop maigre porté par mes bras. Et maintenant je suis dans un hôpital, dans la salle d'attente, assis par terre avec Karen (manque de place) et sa mère sur une chaise, à attendre, à attendre des nouvelles de Bill. Je regrette de ne pas avoir pris le temps de lui parler, de le connaître mieux que ça, et maintenant, je vais prendre le temps. Il m'a paru si fragile, ça m'a fais tellement mal, de le voir, à terre, en sang, en position f½tale, presque agonisant, inconscient.

__Je relève la lentement la tête et aperçois un médecin pénétrer la pièce. Il regarde sur la tablette qu'il tient en main, relève les yeux et scrute la pièce, pour finalement prononcer « Kaulitz ?! » On se relève tout les trois immédiatement et sortons de cette pièce sinistre.

__Nous passons par des couloirs, tous blancs, et l'atmosphère est froide. On rentre dans une pièce, toute petite, avec un bureau et trois chaises. Pas de lit, pas de Bill. Tout le monde s'assoit sauf moi et Karen qui préférons rester debout. Il nous explique rapidement qu'il a eu une hémorragie, mais qu'à ce sujet ça va. « A ce sujet ? » Comment ça « à ce sujet » ? Le médecin nous regarde, puis poliment nous demande de sortir avec Karen, car nous ne sommes pas de la famille et toujours pareil. Bref, on sort et on va attendre dans le couloir on s'assoit par terre et je mets ma tête dans mes mains ; oui on s'assoit toujours par terre, c'est une habitude... Pas qu'on soit feignant mais bon. Que ce passe-t-il ? Pourquoi on ne peut pas entendre ? C'est grave... ?

__Nous sommes tous dans la chambre Bill, enfin sa chambre d'hôpital. Il est un peu ailleurs et il était très surprit de me voir au début. Quand on lui a expliqué que je l'avais défendu, il était encore plus surprit et il avait ouvert de grand yeux en me regardant. Puis il avait relevé son sourcil gauche pour me regarder bizarrement... Malgré ça, il me sourit de temps en temps. Il serait peut-être temps que j'essaie de comprendre pourquoi j'ai agis ainsi avec lui. Je crois que tout bêtement – même s'il me plait énormément – il me dérange aussi beaucoup. Oui, je suis jaloux, de Bill en plus. Depuis qu'il est là, Karen passe pratiquement tout son temps avec lui. Elle ne fait même plus attention à moi. Mais j'ai étais trop méchant et je regrette ma réaction, d'autant plus que ça n'a servit strictement à rien. Je ferais tout pour me faire pardonner. Je reconnais, c'étais puéril...
Quant à l'état de santé de Bill, lorsqu'il s'est fait kidnappé, il s'est fait violer à plusieurs reprises, et cette ordure, ne s'étant pas protéger, Bill est atteint du SIDA... Très peu avancé certes, mais atteint quand même. Et je m'en doutais... Il présentait certains symptômes (Bleu, saignement inexpliqué, fatigue, douleur musculaires, taches sur la peau...) Je me suis rapidement renseigné, il n'y a encore aucun moyen de le soigner, on peut seulement retarder la mort, qui est de toute façon et pour chacun de nous inévitable.

__Une semaine est passée depuis ce jour, Bill à bien cicatrisé ses plaies, j'espère qu'à l'intérieur c'est pareil. Malgré le fait que j'ai défendu Bill, je le sens très tendu en ma présence, et lorsque nous sommes seulement tout les deux, il regarde par la fenêtre d'un air absent, il ne parle qu'en surface, le plus souvent en évitant de me regarder dans les yeux. Parfois je le vois me regarder du coin de l'½il et dès qu'il aperçoit que je le remarque, il baisse la tête en rougissant. Il ne me parle jamais de lui, et pour meubler un peu la conversation, je lui raconte mes journées au lycée. Je ne sais pas s'il s'en fou ou pas, mais bon. Je sais qu'il n'a pas confiance en moi, je comprends, et j'attendrais le temps qu'il faudra.
Kapitel sechs

# Posté le vendredi 08 mai 2009 13:24

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 10:58

Kapitel sieben

Point de vue de Bill

Une semaine que je suis là, une semaine, et je ne comprends pas pourquoi je ne sors pas. J'ai le moral au plus bas, car en plus d'avoir replongé dans la violence et une grande douleur physique, je viens d'apprendre que j'ai le SIDA. Je prends bien la chose à vrai dire, que je meure plus jeune ou vieux, je préfère mourir avant d'être tout ridé et moche. Je voudrais juste, mourir heureux... Trouver un rayon de lumière pour éclairer mon chemin. Vous savez, comme quand vous êtes derrière une porte et que vous voyez un filet de lumière en dessous. Vous voulez ouvrir la porte, parfois elle est bloqué, et vous ne parvenez pas à sentir la chaleur de la lumière se poser sur votre visage et réchauffer votre c½ur. Parfois vous l'ouvrez, en forçant un peu, mais vous y parvenez à la sentir cette chaleur, parfois, elle est déjà ouverte et vous n'avez qu'a avancer. Parfois, sous la porte il n'y a pas ce filet de lumière, vous ouvrez juste la porte, pour tomber dans une pièce froide et vide. Et parfois vous n'avez même pas la porte, et seulement un mur. Je suis ce dernier cas là. Dès que j'aperçois le filet de lumière je me précipite –peut-être un peu trop vite – mais la porte reste bloquée. Puis la lumière disparait, la porte aussi, et le mur se reconstruit.

Voilà où j'en suis, et chaque jour, lorsque mon mur ce reconstruit je repars très loin de lui comme si un aimant m'attirer hors de portée du bonheur. J'espère que ce n'est qu'un cauchemar. J'espère, j'espère tous les jours, je crèverai pour que s'accomplisse mon bonheur. Quitte à en profiter un dixième de seconde, je serais tellement heureux, d'effleurer la chaleur dans mon c½ur, j'aimerais, juste pour une fois, que l'on me rende heureux, sans soucis, je ne supporte plus cette vie, cette souffrance. Je sais que bien d'autre vivent des choses bien pires, mais je sais que beaucoup se plaignent et ne vivent pas même la moitié de ce que moi je vis. Les gens ne me connaissent pas et parlent sur moi, ils me critiquent, me frappent, me traitent, mais au fond, combien savent qui je suis ?

Bonjour, moi c'est Bill, Bill Kaulitz, je vis dans un monde de con où la violence fait la loi. Bonjour, moi c'est Bill, Bill Kaulitz, je vis dans un monde où les gens jugent sans connaître, je vis dans un monde ou l'alcool remplace le réconfort, je vis dans un monde où tout le monde ce suicide, je vis dans un monde où le sexe fait l'amour, je vis dans un monde de merde. Bonjour, je m'appelle Bill Kaulitz, et aujourd'hui je suis dans un lit d'hôpital avec une douleur bien plus grave que la douleur physique, j'ai une douleur au c½ur, et une douleur morale. Bonjour je m'appelle Bill, Bill Kaulitz, et aujourd'hui, les seuls cauchemars que je fais sont vrais, les seuls cauchemars ne me font pas juste peur, mes cauchemars, je les vis, je les supporte, mes cauchemars, ils me détruisent. Bonjour, je m'appelle Bill, Bill Kaulitz, j'ai 17 ans, et le seul rêve que je fais en ce moment est le jour de ma mort.

Je me pose énormément de questions, comme par exemple, pourquoi mon c½ur s'accélère t-il au point que je le sente battre énormément fort et vite dans ma poitrine lorsque des gens que je ne connais pas ou des gens que je n'apprécie pas trop me parlent ? Pourquoi dès qu'ils s'approchent de moi, je tremble, mes mains deviennent moites et je transpire ? Pourquoi dès que je sens leurs regards sur moi j'ai des sueurs froides ? Pourquoi est-ce que je commence à moins me méfier de Tomas ? Oui. Tout les jours il est là, dans ma chambre, il s'assoit, il me parle, je l'écoute toujours très attentivement, l'air de rien, histoire qu'il croit que je m'en fou. Parfois je vois une mine triste sur son visage quand il me pose une question et que je réponds d'un signe de tête. Je ne comprends pas pourquoi, ce brusque changement de situation. Et je ne sais vraiment pas si je dois lui faire confiance !

Vous savez, Tomas, je l'observe, je détaille à chaque fois son visage, dès que je peux, dès qu'il à la tête tournée, dès qu'il ne me regarde pas, j'examine pièce à pièce son visage, détail par détail, et je me surprends toujours à le trouver magnifiquement magnifique. J'ai peur vous savez, de lui faire confiance. Je dois vous avouer qu'au début j'avais beaucoup de mal à rester avec lui sans trembler, j'avais peur, presque envie de pleurer, et lorsque je sentais son regard se poser sur moi je faisais d'immenses bons, mon c½ur s'accélérait, je tremblais, et mes yeux s'embuait de larmes; oui, j'avais peur qu'il me saute dessus, qu'il me frappe. La confiance n'est pas ce que je connais de plus simple. Elle se gagne en goutte et se perd en litre.

Aussi, quand Karen arrive, elle fait un regard bizarre à Tomas, et chaque fois il se précipite pour sortir de la chambre avec un regard baissé. Je ne supporte pas ça, comme s'ils se faisaient la boude... Ils se fuient. J'aimerais comprendre. Tiens, elle arrive, toujours le même scénario, il recule sa chaise et se lève. Lorsqu'il s'appuie sur l'accoudoir pour se relever j'ose le regarder dans les yeux, mais il a encore le regard baisser, j'aimerai bien croiser son regard, toujours derrière mon visage sombre et renfermé, il sort, sans un regard, ni pour moi, ni pour Karen. Ca fait bizarre, il parait tellement faible, alors qu'il est tellement fort. Comme si Karen l'intimidait; le plus bizarre dans l'histoire, c'est qu'il change complètement de caractère et de manière d'être lorsqu'elle est là. Je ne sais rien de lui, ni d'elle d'ailleurs...

Elle s'assoit à côté de moi et me prend la main, je la recule vivement et la regarde dans les yeux. Elle relève les yeux, des larmes perlent ceux-ci, elle est triste, je le vois, et pour une fois j'ai l'impression qu'elle va encore plus mal que d'habitude, et j'ai l'impression que cette fois-ci elle veut m'en parler. Je pose alors ma main tremblante sur la sienne qui est resté sur le lit, là où était la mienne précédemment. Pris d'un élan de courage je prends alors sa main dans la mienne et la caresse de mon pouce. Je prends sur moi, je déteste le contact avec quelqu'un, sa me refroidis, je tremble, j'ai des sueurs froide. J'essaie de paraître le plus à l'aise possible. Elle redresse son visage et me regarde dans les yeux. Un sourire timide ce dessine sur ses lèvres, elle serre ma main doucement, une toute petite pression; elle sait que je viens de prendre sur moi pour ce simple geste, et elle m'en remercie en silence. Une larme coule alors sur sa joue, je ne sais pas quoi faire et serre encore plus sa main dans la mienne en continuant les caresses avec mon pouce: je ne suis pas doué dans ce genre de situation.

Ca fais maintenant cinq minutes que nous sommes là, main dans la main, le silence n'est pas pesant, je sais que bientôt il sera brisé par sa voix, je sais qu'elle va le faire, elle va me parler d'elle, pour la première fois, depuis un mois. Seulement un mois que je la connais, ou déjà un mois, je ne sais pas, j'ai toujours un peu peur d'elle... Je suis nul... Elle me regarde d'un coup intensément dans les yeux, sa bouche s'ouvre, elle respire profondément, ça à l'air important. Je la fixe dans les yeux, ce n'est pas le moment de la lâcher des yeux. Elle souffle, puis prend la parole.

- Bill, tu sais, je ne sais rien de toi, appart que tu es très fragile. Dès que je t'ai vu, la première fois, j'ai tout de suite vu dans ton regard tout tranquille que tu étais différent. D'habitude je ne vais jamais voir les gens, mais toi, tu étais l'exception qui confirme la règle. J'ai senti, que tu avais besoin de moi, comme... Comme moi j'ai besoin de toi... Elle tremble, elle resserre sa main. Bill, je sais que tu as mal, tu sais, je sais. Peut-être pas autant de violence, mais je sais ce que c'est de souffrir, d'avoir mal, avoir peur. J'ai emménagé ici il y a un an, pour, pour recommencé une nouvelle vie, j'ai du fuir, longtemps, mais je ne t'expliquerai pas tout ça maintenant. A mon emménagement ici, je n'ai pas voulu sortir, Tom était toujours présent, il restait près de moi, et ne sortait donc jamais, pour rester avec moi. C'étais très dur tu sais, de changer de ville comme ça, partir loin de tout mon passé. Mais j'ai réussi. Mais il y a que je t'ai menti Bill. Mes parents ne sont pas des supers chirurgiens super connus... Mes parents ne sont tout simplement pas ici. Ils sont resté dans mon ancienne ville, à Munich, et, nous sommes à Magdeburg, c'est très loin quand même, ils ont juste voulu se séparer de nous. Nous sommes vite devenus autonome, on va dire que nous n'avions pas vraiment le choix. Il ne sortait, que pour allez chercher à manger. J'étais devenue un zombie, je ne voulais plus sortir de mon lit. Pourtant j'étais la plus grande, et lui le plus petit, j'aurais du être forte, pour lui, j'aurais du, j'aurais du faire tellement de choses que je n'ai pas fais. Tom à dut jouer au papa pendant presque six mois. Ma mère m'a émancipé, mon père est partit en prison, pour je ne sais quoi, ma mère n'a jamais voulu nous le dire, ce n'est que tout le monde à Munich se moquaient de nous, et on prenait presque des coups. Ma mère ne supportait pas, mais nous, on s'en foutait, on voulait être avec elle pendant ce temps, qu'elle ne soit pas seule, elle a refuser, et mon père sort aujourd'hui. Je la regarde avec de grands yeux, je ne savais rien de tout ça... Bien sur, je ne me doutais de rien par rapport à Tom, je ne pensais qu'à moi, à mon copain, dont j'étais follement amoureuse, que j'ai laisser tomber, en l'insultant, pour ne pas qu'il sache que j'avais mal. Je l'ai fais souffrir, je lui ai dis que je ne l'aimais plus, foutaises, je pense toujours à lui, il me manque... Elle passe sa main sous son pull large et en sort un collier avec une plaque. Dessus il y a écrit Karen en italique et un peu en travers sur le bas. Dessus on prénom est dessiné un ange, un peu comme les plaques militaires vous savez.. Elle le caresse du pouce. Il me l'a offert pour la saint valentin, et l'ange, c'étais car il m'appelait "mon tit ange"... Tous les soirs je m'endors avec cette plaque sur mon c½ur, et parfois je pleure, en pensant à lui. Je me perds des heures à relire les texto qu'il m'envoyait le soir. De simple " bonne nuit mon c½ur, à demain" allant jusqu'au plus beau texto du monde. Des texto, qui font couler mes larmes, même de simples " Connecte toi mon amour". Je me détruis à penser à lui. Elle renifle. Tu connais la meilleure? Il s'appelait Thomas, Thomas, avec un H. Je cache bien mon jeu hein? Qui aurait cru que moi, le garçon manqué du lycé pourrais aimer autant et pleurer d'un manque d'un lui... Et pendant que moi je remuais mes idées noires, Tom s'accrochais à me sortir de ma chambre, à faire à manger, faire couler mes bains, ranger tout dans la maison, et moi, je passais mes journées à pleurer. J'ai étais plus qu'égoïste avec lui. Il a prit soin de moi mieux que personne, et aujourd'hui, je ne prends même pas le temps de le remercier de tout ses efforts qu'il à fait pour moi. Tu sais, je pense qu'on te doit des explications sur le pourquoi du comment nous nous comportons comme ça. Et bien, depuis que je t'ai rencontré, je passe pratiquement tout mon temps avec toi, et on va dire que Tom m'en veut, je l'ai complètement oublié, et il s'est sentit mal, d'être à l'écart. Mais j'étais tellement curieuse de savoir ce que sa faisait d'avoir un ami, depuis tellement de temps je ne vivais qu'avec Tom... Tom m'en à parler récemment, et aussi, du pourquoi il a été comme ça avec toi, j'aurais du comprendre, c'est mon frère non? Tu as un an de moins, lui aussi, j'aurais aimé que vous soyez amis tu sais, et je sais qu'il essaie de se rapprocher de toi, je ne sais pas encore pourquoi, c'est pour ça que je lui ai adressé des regards bizarres, je cherche à comprendre pourquoi d'un coup il réagit ainsi avec toi. J'ai quelques idées à moi, mais j'ai vraiment envie de comprendre. Depuis qu'on a parlé du fait que je l'ai ignoré, oublié, il n'ose plus me regarder dans les yeux, il ne supporte plus d'être avec moi dans une pièce. C'est affreux, j'ai mal. Ce matin, je l'ai entendu pleurer. Tu sais, sa brise le c½ur ce genre de chose, mon petit frère qui pleure à cause de moi. Mon père sort aujourd'hui tu te rends compte? On ne sait pas si, il va nous appelé. En fait, si ça se trouve il est déjà sortit depuis longtemps. Depuis un an, on a plus de nouvelle de notre famille. On est comme, coupé d'eux. Tu sais ce que c'est que de n'avoir contact qu'avec ton petit frère? C'est comme si, on t'enlevait une partie de toi même, une partie de ton âme. Oui je sais Karen, je ne sais pas si c'est pire, mais je connais. Voir ton père et ta mère t'éviter du regard, n'avoir plus personne à qui parler... je sais. Mais tu ne sais pas que je le sais, je préfère ne rien te dire. C'est douloureux, ça fait mal, quand pour ton anniversaire, tu n'as que ton frère! Je suis heureuse quand même, je l'ai, lui, et c'est le plus beau cadeau qu'on puisse me faire...Bill, si je te dis c'est parce que j'ai confiance en toi. Confiance ? Je fais un bon. Oui confiance mon Billou, je sais, tu dois te dire, seulement un mois, c'est rien. Mais je fais très bien que je peux te faire confiance. Dès le premier jour j'ai eu confiance en toi. Ca ce voit sur ton visage, dans ton regards, qu'on peut avoir confiance en toi. Bill, tu es mon ami...

Ami ? Amitié ? Oh... Appart avec Matthew je ne sais pas ce que c'est. Ca me fait bizarre. Je frisonne, elle, pleure. A ce moment Tom ouvre la porte, il l'a voit pleurer lorsqu'elle relève son visage vers lui. Il se bloque et ses yeux s'agrandissent. Vont-ils enfin parler ? Elle sort en courant, et le regard de Tom se noircit. Il sait, il sait qu'elle m'a parlé. Il s'approche de moi avec son regard noir et serre les points. Je me crispe sur mon lit, mon ventre se tord, j'ai une boule au ventre, pourquoi son regard est si noir ?


Ps: Dans le texte de Karen, les petites parties en italiques sont les pensées de Bill lors des explication de Karen.
Chapitre court, mais important!
Merci à ceux qui suivent mes écris et qui m'encouragent! (l)
Kapitel sieben

# Posté le vendredi 05 juin 2009 12:23

Modifié le dimanche 14 juin 2009 07:15

Kapitel acht

Je crispe mes doigts sur le drap blanc, la douleur tiraille à nouveau mon ventre, pire qu'un coup, c'est comme une balle de pistolet qui s'enfonce dans mes côtes. Je tremble, j'ai peur, oh mon dieu j'ai tellement peur je t'en supplie mon dieu, ne le laisse pas me toucher. Je serre ma mâchoire de toutes mes forces à m'en faire mal aux dents. Oh mon dieu, je disais quoi tout à l'heure ? Que j'avais moins peur de lui ? Qu'elle erreur. Aïe j'ai mal. Je viens de m'enfoncer un ongle dans la chair tellement j'ai peur. Il arrive à ma hauteur –Quoi, vous croyiez qu'il allait me frapper ??? – son regard se calme instantanément, il sourit, et il reprend son calme, comme s'il n'avait jamais eu ce regard noir, il s'assoit à côté de moi, je le regarde, je ne comprends pas tout. Une moue d'incompréhension se dessine sur mon visage et je le regarde en penchant ma tête sur la droite.

Il pose sa main sur la mienne, que je recule vivement. Encore avec Karen, premièrement c'est une fille, et je commence à être proche d'elle, puis elle en avait besoin. Puis lui je ne sais pas s'il en a besoin. Ce que je ne comprends pas encore c'est, pourquoi ses yeux se voilent-ils encore de tristesse ? Il relève la tête, et je m'empresse rapidement de tourner la tête, j'espère qu'il ne m'a pas vu entrain de le regarder. Et puis oui, je fais toujours en sorte de ne pas croiser son regard. Il soupire, se lève, je sens son regard me brûlé, puis il tourne le dos, et s'en va. J'ai envie de lui demander où il va, de lui crier d'attendre, mais je le laisse faire, je m'en fou de lui de tout façon. – Foutaises –

Quelques minutes –qui on durés trente secondes – plus tard, la porte s'ouvre, je prie pour que ce soit un médecin, ou pour que ce soit Karen. Mais non, la porte ne s'ouvre pas vite, ou bien précipitamment comme quand ma mère vient me voir. Non, c'est tellement lent que j'arrive à en décrire le geste hésitant. Ca ne peut pas être Tom, même embarrassé il est plus rapide. Une main d'homme apparait, surement un docteur ? Mais non, à mon grand étonnement, ce n'est pas une bouse blanche que je vois, mais des manches vertes, avec des taches plus claires ou plus foncés. Je tilt immédiatement, c'est un habit que je connais bien, trop bien, c'est l'uniforme militaire, mais pas de n'importe qui, celui de mon père. Ma gorge se noue, non, ce n'est pas possible.

-Papa ?

La porte s'ouvre à la volée, je vois ces grosses chaussures militaires, touchés le sol précipitamment, puis un sac énorme de l'armée... Je relève les yeux, je l'aperçois, tellement beau mon papa. Ses yeux bleu me regardent, telles des soucoupes. Etrangement je n'ai pas peur, non, j'arrive à voir dans ses yeux plusieurs sentiments, tout, sauf de la haine. Il s'approche de moi en un éclair, mon c½ur s'accélère, la peur mélangée à la joie de le revoir. Il me relève et me serre contre lui de toutes ses forces, faisant craquer mon dos. Papa, je ne te comprends pas, vraiment pas, mais qu'est-ce que je t'aime si tu savais...
Après une longue étreinte, il me desserre lentement, et me regarde avec tellement d'amour dans ses yeux, que mon corps est parcouru de plusieurs frissons.

-Plies toutes tes affaires, je te ramène à la maison Billou. J'étais en mission en Somalie, mais j'ai tenu à rentrer, raison personnelle, le chef n'a pas voulu, il m'a fallut quelques jours pour qu'il accepte, là n'est pas le plus important mon grand, tout est fini, j'ai ouvert les yeux, vraiment, que tu aimes les garçons, et bien aime les que veux-tu que je te dise ? Mais évites quand même de leur rouler des patins devant moi ce serait gentil au début, j'aurais surement du mal ! Bref, on va parler mon grand, on a du boulot nous deux.

Je souris, tellement heureux, je ne sais quoi dire, je le serre encore plus dans mes bras, sentant les larmes coulées, mais non, depuis le temps que j'attends de sortir ce trou à rat. Je suis dans mes pensées pendant que mon père ouvre son sac et commence à fourrer mes affaires dedans. A ce moment là la porte s'ouvre sur un Tom avec un verre d'eau à la main. Je m'excuse auprès de lui, et lui dis que je pars. Il salut mon père, et s'en va. Très bien, j'en aurais surement fini avec lui, et bien, tant mieux – Foutaises, rien ne fini jamais –. Je me range aux côtés de mon père et l'aide à ranger mes affaires, j'en ai beaucoup. Je me languis de partir... Les habits rangés, la chambre est vide, on part, il signe quelques papiers, puis je rentre dans la voiture. L'odeur de mon papa y règne, sa me fais tellement de bien, je respire à pleins poumons. On prend direction la maison, et mon père ne cesse de me lancer des regards gentils. Je me sens tellement en sécurité... Tout change, trop de changement, je ne sais pas quoi penser...

Je suis dans le salon, sur le canapé, mon père à ma gauche et ma mère à ma droite, on regarde toutes les photos qu'on a prises. A chaque fois que l'on a besoin de se retrouver on fait ça, c'est notre rituel à nous, ça ne nous fais pas de mal, et puis j'aime bien. On fait ça quand mon père part à l'armée et qu'il revient après une longue période d'absence, ou bien quand les parents se disputent –c'est rare mais ça arrive comme à tout le monde –. Il est vingt trois heures, je referme l'album sous la dernière photo de nous trois qui nous a arraché a chacun de nous un sourire. Mon père se relève et s'étire tandis que ma mère baille simplement en mettant poliment sa main devant sa bouche, en faisant un petit visage gêné. Je rigole, me lève, j'embrasse délicatement mes deux parents accompagné d'une petite étreinte et monte lentement dans ma chambre, surement pour dormir dans mon lit bien plus confortable que ceux de l'hôpital.

Je suis allongé dans mon lit, et le sommeil ne m'atteint pas, non, je tourne et retourne dans mon lit. Je souris niaisement, je suis heureux je crois, oui je crois, j'en suis pas très sur, avec tout ce qu'il se passe en ce moment, j'ai de nombreux doutes sur les sentiments que j'éprouve... Je me retourne encore une fois et me retrouve encore devant mon mur blanc. Je soupire et me lève en m'accrochant au premier meuble qui est proche, maudit vertiges. Je me dirige vers la salle de bain, m'appuie sur le lavabo et souffle un cou. J'allume le robinet d'un geste lent et maladroit, mets mes mains sous l'eau, et ramène celles-ci à mon visage histoire de me mouiller un peu, Dieu j'ai chaud... Je retourne dans ma chambre et ouvre mes fenêtres en grand, le soleil s'est couché et la lune éclaire à présent le ciel d'une belle lueur blanche. Les étoiles quant à elles sont très nombreuses. Je m'approche de mon bureau et prends mon ordinateur. Je l'allume, il charge.

Je réfléchis, c'est vraiment la première fois depuis des mois que je n'arrive pas à m'endormir ! L'ordinateur posé sur mes genoux me réchauffe encore plus, manque plus que sa, j'étouffe. Je me redresse et positionne mieux mon coussin contre le mur. Je m'assois en tailleur et pose mon ordinateur devant moi. Je me connecte sur msn et vois alors un nouveau contact. Je regarde et aperçois Tom_Deluxe@hotmail.fr. Je souris, et accepte de suite. Peut-être un peu trop vite. Oh tiens, il est connecté. Je vais attendre qu'il vienne me parler, jamais de première approche.

Il est venu me parler, et sans vous mentir, nous avons parlé au moins une heure, de chose et d'autre, il souhaite me voir demain, il me verra, je vais allez au lycée, j'ai raté trop de cour, et il y à bientôt le bac, enfin, à la fin de l'année. Encore heureux que j'ai eu les cours grâce à Tom et Karen et que j'ai pu suivre un peu. Je ferme l'écran de mon ordinateur et le pose doucement à terre. Je me lève et vais prendre mon nounours préféré, il est gros et blanc, je le prenais souvent avant. Je m'allonge sur mon côté droit, et prends Georg dans mes bras. Je passe ma jambe gauche sur ma peluche et pose ma tête sur le côté droit en dépliant mon bras sur le cou de Georg. Bin oui je l'ai appelé Georg, c'est mignon je trouve, non ? Je suis tellement bien, je ferme les yeux, et ne me sens même pas partir au pays des songes.

Point de vue externe

Bill s'est endormi paisiblement tandis qu'à quelques rues à peine, Tom Trümper peine à trouver le sommeil. Il tourne et se retourne dans son lit, comme Bill quelques heures auparavant. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est qu'en ce moment même, son nouveau protégé rêve de lui...Il sourit à la pensée qu'il ai réussit à lui parler, il se dit que Bill se méfie moins, s'il savait à quel point il se trompe, et que bien au contraire, Bill se méfie encore plus des gens proches de lui...

Six heures trente et une, un réveil sonne, dans une maison bien plus que silencieuse. Une petite main se dépose sur le portable et remet à neuf minutes plus tard. Oui, c'est bien trop tôt pour lui, il vient à peine de sortir de l'hôpital et le voilà déjà contraint d'allez au lycée, et oui, le bac Bill, le bac. Neuf minutes plus tard, son portable re-sonne, il abat sa main dessus une deuxième fois, grogne puis ouvre un ½il, puis l'autre. Il s'assoit sur son lit, toujours sa petite peluche Georg entre les jambes. Il l'a pose à côté de lui, puis pose son pied droit, puis le gauche au sol et se lève tel un automate. Il prend son boxer noir sur sa pile de linge propre et file à la douche, les bras ballant de chaque côté de son corps, et une mine bien plus que fatiguée. Il hait les réveils, et sa se voit. Il rentre dans la douche et va y rester encore longtemps.

Sept heures vingt et une, deux réveils sonnent en même temps, quelques rues plus loin, il s'agit bien sûr de celui de Karen et Tom. Karen se lève d'un bon et file à la douche, quant à Tom, il le remet à neuf minutes plus tard et se rendort instantanément, en tant que flemmard, on le changera pas. Karen sort de la douche cinq minutes après et cherche son baggy noir, qu'elle ne trouve bien sûr pas. Elle rentre dans la chambre d'un Tomas plus qu'endormi en faisant un vacarme pas possible, prend son fameux baggy qui se trouvait bien sûr dans l'armoire de Tom et part en claquant la porte. Vraiment pas sociable Karen. Mais Tom dort toujours, et il est sept heures et trente minutes. Son portable re-sonne, il râle, et l'éteint. Tomas, tu vas être en retard – pour ne pas changer –, mais tu te rendors quand même. Alors que tu sens un gros poids sur tout ton corps tu te réveille d'un coup. Il est à présent huit heures pile et tout le monde est prêt, sauf toi. Devrais-je te rappeler que tu te pars à huit heures dix ? Tu te lèves en vitesse et comme par miracle tu es prêt en dix minutes. Tu te regardes dans le miroir et met vite fais ton élastique, puis ton bandana. Tu mettras ta casquette en route, tu vas être en retard sinon. Tu manques de tomber plusieurs fois en descendant les escaliers et tu sors en fermant la porte derrière toi. Tu te dépêche un peu et tu arrives à la hauteur de Karen. Puis Karen se retourne vivement et toi tu râles, comme toujours.

Point de vue de Bill

Sa fais cinq minutes que ma mère me câline, bien sûr sa me fais plaisir et je l'aime, mais là je commence légèrement à être en retard, et j'ai pris l'habitude de retrouver Karen sur le chemin, je n'aime pas aller au lycée seul. Je me détache lentement de ma mère et lui fait un clin d'½il, je cours presque jusqu'a la porte, attrape mon sac à la volée et cours comme je peux. Lorsque j'aperçois Karen j'accélère. Je la rattrape et nous faisons le chemin ensemble. Elle, moi, et Tom. Tiens, en parlant de lui, j'ai rêvé de lui cette nuit. Oui, c'était assez bizarre. Déjà que je ne rêve de personne, alors de lui, c'est la meilleure. Mais pourquoi ? Surement le fait que je lui ai parlé avant de m'endormir. Je le regarde et sourit.

Je crois que ça fais au moins cinq minutes que je me retiens de rire en le regardant. Oh oui c'est vraiment très drôle, il essaye de mettre sa casquette comme il peut mais il n'y arrive pas. En fait il n'arrive pas à mettre toutes l'intégralité de ses dreads dans sa casquette. Il demande à Karen si elle à un miroir et la seule réponse qu'elle trouve à lui dire est « J'ai l'air de me balader avec un miroir ? » bien sûr la réponse ne se fait pas attendre : « Tu ne pourrais pas être une fille une seconde par jour ? » Elle le regarde et lui donne une claque. Sa bouche se décompose et Karen rigole « Voilà, j'ai était une fille pendant une seconde. » Je ne me retiens pas et éclate de rire. Il rougit, râle, mais fini par se remettre à essayer de mettre sa casquette correctement. Je souris en remarquant sa tête dépitée, je ne peux pas le laisser comme sa. On va bientôt arriver au lycée et je sais que pour lui sa réputation tourne autour de son style et sa « Oh suprême casquette magnifique adorée » depuis qu'il me le répète.

Je ralentis le pas et passe derrière Karen pour me poser derrière Tom. Je pose mes mains sur les siennes après quelques secondes d'hésitation. Il se retourne avec de grands yeux puis les enlève, remarquant surement mon malaise. Je relève doucement sa casquette et je vois qu'il ne fait rien. Karen s'arrête à son tour et souffle, mais nous attend. Toute façon nous ne sommes pas encore en retard. Je prends l'intégralité de ses dreads dans ma main gauche et remarque qu'il y en a beaucoup. Je fais une grimace et fais un bruit bizarre qui fait rire Tom. Je vois ses épaule bouger doucement mais il se calme immédiatement voyant très bien que je ne bouge plus. Je n'aurais peut-être pas dû prendre l'initiative, je regrette ce contact. Je fais un chignon et le passe à l'arrière de la casquette, je défais le chignon et toutes les dreads passent à l'extérieur de la casquette lorsque je tire un peu. Il passe sa main sur ses dreads et je retire immédiatement ma main. Il se retourne et va pour me prendre dans les bras mais se rebute lorsqu'il voit que je recule. Son visage devient triste mais de suite il sourit et me remercie avec un clin d'½il. Je souris et passe à côté de lui. Le bâtiment se dresse devant nous, sa y est, je ne peux plus reculer...

Je suis sur mon lit, et je pleure. J'ai passé une journée calme avec Karen et Tom, personne ne m'a rien dit, et dès que quelqu'un s'approchait trop de moi, Tom et Karen se mettaient sur la défensive. J'ai trouvé sa gentil, mais sur le coup je me suis senti très faible. Nous sommes rentrés ensemble à pied, et Tom m'a encore remercier pour sa casquette. En partant il m'a dit à tout à l'heure j'espère, ce qui me laisse à supposer qu'il veut que je me connecte sur msn. J'en profiterai pour lui dire quelque chose, si je me connecte. Mais je ne pense pas me connecter. Je pleure, encore et encore. Je suis tellement triste. Je venais juste de le retrouver, c'est vraiment éc½urant. Quand je suis rentré tout sourire j'ai vu mon père avec son uniforme et son sac de l'armée. Je n'ai pas eu besoin de réfléchir que j'ai immédiatement compris ce que tout sa voulait dire, mon père repart en Somalie... Ma mère souriait tristement et quand je l'ai vu rentré dans la voiture, je suis rentré en courant. Je ne voulais pas pleurer devant lui, pas devant lui. Il n'avait pas le choix, sa se comprend, et dès qu'il reviendra, je profiterai de lui à chaque seconde. Je redresse un peu et attrape Georg, mon nounours. Je le serre contre moi et respire à pleins poumons. Il sent encore Matthew... Je souris. Oui, c'est Matthew qui me l'avait offert, il avait vidé toute sa bouteille de parfum dessus et me l'avait donné. Et à chaque fois qu'il revient, il remet de son odeur, pour que je le sente en permanence, c'est une de ces rares odeurs qui me calment. Je sanglote encore mais rien de bien grave comparer à quelques minutes avant.

Je me relève d'un coup et prends mon téléphone portable. Je regarde mon crédit et remarque avec succès qu'il me reste une heure. Je n'envois jamais de texto de toute façon. Je compose le numéro de Matt que je connais par coeur depuis le temps, appuie sur le bouton vert, attends quelques secondes et pose mon oreille au téléphone, attendant patiemment qu'il me réponde. Il m'a toujours dit qu'il serait toujours là et prêt à répondre. Je sursaute lorsque j'entends sa voix. Je souris et entame la discussion de suite. Il me manque, trop. Je pense à le revoir ce week end et remarque alors dans sa voie une pointe de joie et d'excitation. J'aurais plus qu'à demander à ma mère si elle veut bien et c'est bon. Vendredi soir jusqu'à samedi soir. Je souris rien qu'a la pensée que je vais le revoir et que je vais pouvoir enfin serrer un garçon dans mes bras autre que mon père, sans avoir peur et en sachant quand même que je suis en sécurité. Dans ses bras, tout est tellement bien, tout est tellement beau, je me sens en sécurité, et je sais que rien ne m'arrivera jamais tant qu'il est avec moi. Avec mon père il est, et restera le deuxième homme de ma vie, et le seul avec mon père.

Il raccroche au bout de quelques temps et lorsque je regarde l'heure je m'aperçois qu'il est dix huit heures et quelques minutes. Je me relève et descends. Je trouve ma mère assise sur le canapé, un livre dans la main, qu'elle lit avec beaucoup d'attention. Je sais que lorsqu'elle ne va pas bien elle lit, c'est une manie chez elle, un peu comme moi, j'écris pour oublier. Je m'assois à côté d'elle et la regarde. Elle relève les yeux de son livre et le ferme en le déposant à côté d'elle. Je m'allonge en posant ma tête sur ses genoux et nous nous sourions. Je ferme les yeux lorsque ma mère pose sa main sur mes cheveux et me caresse doucement le crâne. Je soupire alors de bien être et lui demande de me masser. Elle rigole et me masse le crâne en me disant que je suis bien un Kaulitz. Je rigole et lui dit que j'en suis fier. Le silence s'empare alors de la pièce. Je commence à lutter contre le sommeil, puis je m'endors.

Point de vue externe

Une odeur chatouille le nez du jeune Bill qui s'éveille tout doucement en s'étirant. Sa mère, qui s'était levé il y a une trentaine de minutes avant son réveil, revient et pose doucement sa main sur le front de son fils. Celui-ci ouvre alors un oeil, puis l'autre, ce qui fit sourire doucement la mère de l'androgyne. Elle l'aime, oui, elle l'aime vraiment plus que tout, bien plus que sa propre vie, il n'y a pas de doute. Qui aurai-pu en douter de toute façon ? Même lorsqu'ils ne se parlaient plus, on voyait bien dans le regard de cette femme à quel point elle l'aimait, à quel point elle tenait à lui. Et une chose que Bill ne voyait pas, c'était que le soir sa mère pleurait, oui elle pleurait à chaude larmes, elle pleurait car elle s'en voulait encore une fois de pas avoir su être là pour lui au bon moment, elle s'en voulait encore une fois, de ne pas avoir fait son rôle de mère aimante, et de ne pas l'avoir protégé et soutenu lorsque son père ne lui parlait plus. Oui, elle se rendait bien compte que la vie de son fils n'était pas belle, et elle s'en voulait énormément.

Et son père, me direz-vous, qu'en pense son père ? Moi je le sais, et lui aussi le sait, mais faut-il que vous le sachiez vous aussi ? Il y a tellement de choses que vous ne savez pas, peut-être est-ce mieux comme ça en fait ? Non, ce n'est pas mieux comme ça. Je vous ai fait rentrer dans leur vie, dans leur moments les plus intimes, maintenant, il faut que vous sachiez tout, jusqu'au moindre détail, de leur passé... Mais revenons au père du petit Bill si fragile. Premièrement, le père de Bill se prénomme Jörg, -et la mère de Bill, Simone-.
Pour être franc avec vous, je devrais vous raconter l'histoire de Jörg, mais je ne sais pas si vous êtes prêt à entendre de telles choses. Et si je ne vous dit seulement qu'il est homophobe, vous allez croire qu'il n'est pas ouvert d'esprit. Maintenant que j'en ai dis un peu, je ne peux plus vous laisser dans l'indifférence. Vous allez savoir.

Jörg, dans cette période de sa vie, a 12 ans, encore jeune et innocent, sourit tous les jours à pleines dents, il est heureux, tout le monde le remarque, et lorsque le visage de ce jeune enfant s'éclaire, ces deux parent sourient. Une mère heureuse et blonde, et un père brun. Tout deux s'aimant énormément. Mais le père cache quelque chose, quelque chose qui va surement détruire sa famille dans peu de temps, car oui, il ressent de moins en moins d'amour pour sa femme, à tel point qu'il n'ose même plus la toucher, il n'en a plus envie. Il essaie quand même de se persuader qu'il n'est tout simplement plus amoureux de sa femme, mais il sait très bien, le regard qu'il a lorsqu'un garçon passe à côté de lui. Oui, ce cher monsieur est bisexuel, et il n'en est pas très fier, seulement, il n'a pas tellement le choix. Il se hait lui même, il sait qu'il va détruire sa famille, et sa le rend malade. Mais il décide, le soir même, il en parlera à sa femme –future ex femme-, et il partira...

Voilà comment la vie du jeune Jörg changea, vous allez me dire, ça arrive à tout le monde n'est-ce pas ? Oui, si seulement tout s'était arrêté là... Si seulement... Oui, si seulement tout était simple. La mère du pauvre Jörg c'était suicidé suite à cette nouvelle, très mauvaise nouvelle. Puéril, nous le savons tous je crois, elle à laissé son enfant, sans repère, juste un père, en pleine réflexion. Quelques années plus tard, le père de Jörg tomba follement amoureux d'un homme, Curtis. Doux et agréable en façade, mais vraiment qu'en façade. Il avait un fils, Gordon, à peu près du même âge que Jörg. Jörg était encore heureux. Ils avaient tous passés un excellent été, en famille, un peu comme une famille modèle, mais tout vira au cauchemar. L'été revenait à grand pas, et Curtis ne supportait déjà plus le froid. Il consommait chez lui toute l'eau chaude, tous les soirs, et dès que tous rentraient à la maison, ils se dépêchaient vite d'allez se laver, pour avoir l'eau chaude. Parfois Jörg se lavait avec son demi-frère, pour économiser du temps, et de l'eau chaude, pour son père, et son beau père. Pour les pères des deux enfants, c'était une source de dispute, et chaque jour, en bas, on les entendait, se disputer, et même parfois pleurer. Mais ce qu'il ne savait pas, c'était que c'étais seulement le père de Jörg – John- qui pleurait.

Et tous les soirs c'était pareil, et tous les soirs, les deux enfants pleuraient, ne supportant plus toute cette horreur. Jörg et Gordon pleuraient, mais ensembles, et ils dormaient, ensemble. Un soir la dispute alla trop loin, et Jörg, faisant confiance à Curtis, était parti dormir dans une chambre d'hôtel. La nuit vira au cauchemar. Curtis était monté, fou de rage, et avait hurlé aux deux enfants, de treize ans, et en larme, que tout était leur faute, et qu'il fallait qu'ils disparaissent. Cette nuit là, le père ne fit aucun mal à son propre fils Gordon, et il lui ordonna de sortir. Quant à Jörg, Curtis s'occupa de « son cas » et il le frappa, et lui assainit des coups toute la soirée, le petit hurlait, et au plus il criait, au plus il se faisait frapper. Puis Curtis redescendit, puis les jours se succédaient, Curtis frappait Jörg, et John, son propre père, ne disait rien. Une nuit un excès de peine envahit le pauvre Jörg, il écrit une lettre, où il dit seulement au revoir à Gordon et son père, évitant soigneusement de dire Adieu à Curtis, le diable en personne. Puis il était allez chez un ami, et il avait grandi avec eux, grâce à l'accord des parents de son ami, et de son père malgré tout. Depuis ce jour, Jörg n'est pas dégouté des homosexuels, il en a peur, trop de mauvais souvenir, qu'il voulait oublier. Mais seulement voilà, son fils est homosexuel, et il n'a pas le choix, il doit se faire à cette idée. Mais juste pour son fils...

Bill et sa mère on mangés, et Bill est connecté sur son ordinateur portable, dans le salon, avec sa mère. Ils ont décidé de ne pas se quitter de la soirée, le lien qui les unis est tellement fort à ce moment précis. Et comme sa mère lit, il a prit son ordinateur, vu que lui a fini son livre. Il n'y trouve personne de bien intéressant, et décide alors d'allez sur skyrock.com. Il se connecte sur son skyblog et sourit lorsqu'il voit que deux commentaires, et un ami. Il n'a tellement pas l'habitude d'avoir de commentaires, même pas un, alors deux pour lui, c'est vraiment bien. Il accède au commentaire et se rend compte en même temps qu'il a quelqu'un qui lui a demandé d'être son ami. Il va d'abord voir pour l'ami, et après ira lire les commentaires. Il bloque quelques instants, et clique sur le skyblog tel un automate. Première image, Tomas. Il n'en croit pas ses yeux. Sur cette photo, il est tellement naturel, mais tellement... Beau... Oui c'est le mot, il est magnifique... Il regarde quelques articles et, wow, il a 29 pages. Il ira voir après, il a des commentaires à lire. Il regarde les commentaires et c'est alors avec surprise qu'il remarque que l'un d'eux est de Tom, et que l'autre est d'un inconnu se nommant « ... ». Il se doute déjà du contenu du commentaire.

Point de vue de Bill.

« T vmt k1 tafiole, rgar toi espèc de tarlouze t vmt un peti pd de merd. Va tfair défonC lanus mdrrr ! »

Je souris, oui, c'est drôle. Très drôle même. Mais j'ai l'habitude, il y en a pleins de commentaires de ce style, commentaire que je garde, pour montrer la stupidité des gens. Je décide le lire le commentaire de Tom.

« Oh Bill, tu es vraiment très beau sur cette photo mon dieu *_*
Tu t'es pris en photo tout seul ? Donnes-moi ton secret s'il te plait, je mets des heures à prendre une photo correcte !!!
Mon petit Billou, j'espère que tu vas bien, j'espère aussi te voir connecté ce soir sur msn, j'ai bien envie de te parler. On se voit bientôt ? Bisous. »


Je souris, j'ai même envie de sauter partout. C'est la première fois que quelqu'un appart mes parents me dit que je suis beau. C'est une de ses rares fois que quelqu'un me dise qu'on a envie de me voir, de me parler, une de ses rares fois ou quelqu'un autre que ma familleet Matt se soucis de mon état de santé. Je valide mes commentaires et vois un autre commentaire. Oh, quelqu'un est encore sur mon skyblog. Ca me fait bizarre d'un coup. Il est de Tom encore...

« Bill, c'est encore moi (je crois que tu le sais =D), je viens de lire ton premier texte, il est vraiment magnifique, tu écris tellement bien, je ne te savais pas si doué que ça. Et puis cette photo est vraiment belle, Billou... Je me connecte bientôt ! »

Je souris encore une fois, eh bin dis donc. Je relis, encore et encore son commentaire. Les larmes me montent aux yeux. C'est la première fois que quelqu'un d'autre appart Matt me dit que j'écris bien... Les autres commentaires sur mon blog sont de « ... » et chaque fois il me critique, dit que mes photographies sont moches, il dit que j'écris très mal, et ça me blesse profondément. Mais je ne dis rien, je ne montre rien, il ne faut surtout pas. Je valide donc ce commentaire après de longues minutes et je vois deux commentaires de Tom. Il s'arrêtera jamais ?

« Dis donc « ... » En plus de pas porter tes couilles tu dis que de la merde. Dis donc, tu te sens fort derrière ton ordi, sans nom ? J'te jure que le jour où je te trouve espèce de petit puceau, j'te chope et j'te défonce. Moi y'a pas de soucis je porte mes couilles, tu t'en prends à Bill parce que tu sais qu'il te dira rien, mais t'inquiètes que moi j'suis pas comme ça, alors vas-y, viens laisser des commentaires sur mon blog je t'attends. »

Je souris. Il prend ma défense. Je souris encore plus. Mes yeux sont perlés de larmes. Serais-ce une preuve d'amitié ?

« Le pire c'est que un commentaire ca te suffis pas ? T'es obligé d'en rajouter ? J'me langui de te tomber dessus t'en fais pas, on va bien rigoler. Tu dis qu'il ne connait rien à l'enfer de la violence ? Tu sais ce que tu dis au moins ? Tu connais pas sa vie, je ne connais pas la tienne j'dirais rien, mais tu vois, t'es vraiment un lâche, t'as vraiment pas mûri dans ta tête, tu fais vraiment pitié, portes tes couilles un peu. Je t'attends t'en fais pas, et le jour où je te choppe, t'auras intérêt à les porter tes couilles, parce que là tu rigoles, mais quand on devra s'expliquer c'est moi qui sera mort de rire, et au fait, tu sais, savoir parler sa langue sa s'apprends à l'école ;) »

Je souris encore plus, si je vous jure que c'est possible. Une larme roule doucement sur ma joue. Je suis heureux... Il prend des risques pour moi, pour moi... Je valide les commentaires et en vois un autre. Je rigole doucement.

« Bill, j'te jure tu es le plus bel ange que j'ai jamais vu... N'écoutes jamais les gens qui te disent le contraire, tu as de vrais amis, tu peux compter sur nous... Je serais toujours là Bill, toujours... »

Alors là je souris, et d'autres larmes coulent sur mes joues. Je clique vite sur son blog et vois des photo, de lui et Karen surtout. Les minutes passent, et les pages aussi, j'en suis à la quinzième page et je bloque sur un article. Il y a un homme sur la photo, un homme brun, assez âgé. Il sourit, un sourire sincère, grand, où l'on peut apercevoir toutes ses dents. Il a les bras tendus vers le haut et dans ses mains on voit un petit garçon blond qui sourit. On rapidement deviner qu'il rigole, et j'imagine le son de rire.En titre il y a marqué « Papa... » Je fais un bon. Son père ? Karen m'avait dit qu'il était en prison... Je descends, il y a un long article. Je le lis.

« Papa. Ce mot résonne dans ma tête chaque jour. Je ne suis pas doué pour écrire je sais, je ne m'attarderai donc pas trop. Ton nom, lui aussi résonne dans ma tête chaque jours. Malgré la distance, malgré le temps, je ne t'oublie pas, et je ne cesse de penser à toi chaque jour. Une très grande distance nous sépare c'est vrai, et à ce moment précis, j'ignore ce que tu fais, j'ignore même qui tu deviens, si tu vas bien, ou même si tu penses ne serais-ce qu'un peu à moi, à nous. Non tu n'es pas mort, mais pour moi, depuis ce jour, tu l'es. Oui, c'est dur de ce dire que les temps on changés, à chaque mois de novembre je pense à toi. Il est vrai que je ne suis pas tout seul, et je te remercie sincèrement de m'avoir laissé Karen près de moi, je ne sais pas trop où j'en serais sinon. Il est vrai que les temps changent, et les gens avec. Moi je sais ce que tu as fais, et je ne te crois pas capable de pouvoir changer comme tu me l'a dis, comme tu me l'as promis, le jour de notre « départ ». Comment as-tu pu croire ne serais-ce une seule seconde que malgré tout nous voulions partir ? Maintenant sache que, Karen souhaite te revoir, pour moi, il en est autrement, je ne souhaite plus revoir ton visage qui nous à détruit tout les deux. Sache que même si d'autres t'on pardonnés, je fais partis de ce reste qui t'en voudra à tout jamais. Et même si tu es mon père, même si c'est grâce à toi que je suis ici, je ne souhaite vraiment pas te reparler. Malgré tout il me reste ta chaine, la chaine que tu m'as donnée le jour de ton « départ ». D'accord je t'en veux énormément, mais je t'aime quand même, et cette chaine, je ne la quitterai jamais, parce que pour moi, elle est le souvenir de mes anciens jours, mes jours heureux. Ces jours où je souriais, ces jours que tu m'as demandé d'effacer... On m'a souvent dis que le temps guérissait les blessures, mais voilà quatre ans que je ne cesse de penser à toi, voilà quatre ans, et maintenant, Karen à dix huit ans, moi j'en ai dix-sept, nous avons grandis, nous avons mûri, voilà maintenant quatre ans que je suis loin de toi, et pourtant, la plaie est toujours aussi fraiche, je t'en veux toujours autant. Papa. Papa ? Je ne sais même pas si j'aurai encore envie de t'appeler comme ça si je te revoyais. Je ne sais pas trop pourquoi j'écris tout ça en fait, je sais que tu ne le liras pas, je sais que des gens que je ne connais pas le lirons, mais que je m'en fiche après tout, j'ai besoin d'extérioriser, extérioriser tout ce mal que tu nous as fais pendant quatre ans. Tu me diras que tu n'as rien fais, justement, tu n'as rien fais. Tu n'as pas étais là. Est-ce que tu étais là pour les dix huit ans de Karen ? Non. Maman, si. Toi même pas une lettre, rien. En même temps c'est compréhensible, mais tu aurais au moins pu demander... Tout à l'heure je t'ai dis que je t'aimais, je ne sais pas trop enfaite, ce que c'est. Pour moi, malgré tout ce que tu as fais, il est clair que je ne peux pas te détester. Mais je ne pourrais pas qualifier ce mot d'amour. Je ne pourrais pas dire non plus que je t'aime. Certes je t'aime, on est bien d'accord, mais pas comme avant, et plus jamais comme avant, il faut que tu le saches. Je ne veux plus te serrer dans mes bras, ni même t'embrasser, Papa. Pourquoi je mets une majuscule à Papa ? Parce que tout simplement, pour moi, Papa, ce n'est pas un mot comme un autre. C'est un mot, certes, mais qui exprime tellement tout autre chose. Je m'étais promis que je n'écrirai pas beaucoup, mais enfaite, les mots, ils sortent tout seul, je n'arrive pas à contrôler. Tu me blesses, énormément, et comme sur cet article je joue la carte de la vérité, je dois aussi te dire quelque chose, Papa. J'ai pleuré. J'ai crié. J'ai souffert. J'ai saigné. J'ai vomi. J'en ai fais des insomnies. Je ne mangeais presque plus. J'ai fais des crises. J'ai du m'acharner. Mais j'ai tenue. Moi, appart vous, je n'avais personne à Munich. Karen a eu plus de mal que moi. Et sa souffrance s'est répercutée sur moi. J'ai du grandir plus vite, j'ai du apprendre plus vite, j'ai du me débrouiller seul, et sortir Karen de ce vide que tu nous as laissé, mais que seul elle à fait sortir. Pour moi c'étais clair, jamais je ne montrerai à quel point tu m'as fais mal.

Papa, je t'aime, je te hais, je t'adore, je te déteste... »

Je suis complètement choqué, c'est vraiment magnifique ce qu'il a écrit. Une nouvelle larme roule sur ma joue, décidément, je suis vraiment sensible. Bien que ce soit la première fois que je pleure en lisant un texte. Tout à l'heure, il y avait un très beau texte aussi, mais sur Karen. J'ai vraiment était touché, on voyait à quel point il l'aimait, rien que dans ses mots, c'étais très beau. Je descends encore un peu, une autre photo, une femme, les cheveux longs, blond et magnifiquement bouclés. Elle sourie, et sur la photo on voit Tom et elle. Elle le serre fort dans ses bras en le tenant devant elle. En titre, « Maman », c'est évident. Je descends, il n'y a pas beaucoup de texte. Mais ce que je lis me vas droit au coeur. C'est court, mais sincère.

« Maman, je t'aime. Tu me manques. Il n'y a pas un jour sans que je pense à toi, et toutes les pensées pour toi sont positives. Maman, je me langui de te voir. Je t'aime plus que tout au monde. Tu es la meilleure.

Merci pour tout ma mamounette.
»

Je souris. Mamounette. Moi aussi j'appelle ma Maman comme ça. Les pages passent et les articles aussi. Rien d'autre, seulement des photos et des chansons. Je suis à la dernière page, c'est la plus récente. Il y a seulement huit mots. Huit petits mots, qui me font sourire.

« « ... » Je t'attends. Les gens sont cons et puérils. »

J'ai laissé quelques commentaires sur son skyblog, histoire de lui prouvé que je suis passé et que j'ai tout vu, et tout lu. Ma mère m'annonce qu'elle va se coucher. Je lui fais un bisous et un gros câlin, puis monte dans ma chambre. Dans les escaliers, je vois que Tom se connecte. Son pseudo, c'est toujours le même « Samy Deluxe » avec toutes sortes de lettres. Alors que le mien se contente juste d'être « Bill » avec des couleurs rouges et noires. On parle jusqu'à vingt trois heures, lorsqu'il m'annonce qu'il va se coucher car il est fatigué. Finalement, je me serais connecté. Je me couche dans mon lit et prends mon nounours Georg. Je ferme les yeux, et m'endors, épuisé de cette journée.

Point de vue externe

Bill dort à présent, et il en est de même pour Tom. La vie nous réserve bien des surprises. Comme dit si bien Bill, la confiance se gagne en goute, et se perd en litre. Approchez, il faut que je vous dise un secret. Un beau secret oui. En ce moment, Bill rêve de Tom. C'est la deuxième fois, mais c'est pour lui la première fois qu'il rêve de quelqu'un, d'un ami. Enfin, ami, c'est vite dis. Pour Bill, Tom n'est rien d'autre qu'une connaissance. Mais pourquoi Bill à t-il l'impression qu'il peut tout dire à Tom ? Pourquoi Bill a-t'il l'impression que Tom ne lui fera jamais rien ? Bill se pose des questions, peut-être un peu trop. Quant à Tom, il dort, profondément. Et lui aussi rêve, lui rêve de Bill. C'est bizarre pour lui, aussi. Il ne rêve jamais généralement, où alors, ça s'arrête seulement à de simples cauchemars... Comme si, cette nuit, un lien les unissait, car oui, ils font le même rêve, car oui, dans leur rêve, ils sont heureux, car oui, dans leur rêve, ils sont les meilleurs amis du monde.
Quant à Karen, elle, ne dort pas. Elle tient soigneusement la chaine que son Tomi lui avait offerte le jour de la Saint-Valentin. Sont Thomas, qui lui manque. Son Thomas, qui est si loin d'elle. Et elle pleure, car elle a mal, de penser à lui. Mais qui avait dit que l'amour disparaissait avec le temps ? Pourquoi est-ce qu'elle l'aime toujours aussi fort, voir plus ? Et pourquoi n'a t-il jamais essayé de reprendre contact avec elle ? Et c'est yeux se ferment une fois de plus pendant qu'elle pleure, et elle s'endort en pleurant, une nuit de plus. Et demain matin, une fois de plus, elle aura les yeux collés, et ils seront rouges, à force de trop pleurer.

A suivre...



TADAAAAMMMMMM!!!! C'est la suite la plus longue que je n'ai jamais écrite, je dois l'avouer!!!!
J'ai était longue à poster, je m'en excuse, mais j'avais mes raisons, et puis pas de chichi, ce chapitre en vaut deux!!
Je me remet en question. Oui, presque personne ne lit ma ficion, pratiquement la moitié des prévenue ne lisent pas, ou ne montrent pas signe de vie. J'ai l'impression d'écrire pour personne. Biensur j'écris pour moi avant tout, mais si personne ne lit, je préfère écrire pour moi sans publier. Voilà,en clair, je sais pas si j'arrête cette fiction ou pas...
Je verais bien celon les commentaires laissés...
Je voulais aussi vous dire que j'ai craquer complétement sur un nom c'est " Ligéïa" Je l'ai vu dans une fiction et depuis je suis comme ça *_*
J'voulais aussi dire que j'ai enfin trouver quelque chose comme signature Hihi. Maintenan je suis Lia ( sa m'fais penser à Ligéïa, j'adoooooreeeeee *_*)
Ps: J'adore ce dessin *_*
EDIT: AVIS LA POPULATION ( Si y'en a qui vienne) JE NE PREVIENS PLUS QUE CEUX QUI LAISSENT UN OU PLUSIEURS COMMENTAIRE(S) A CHAQUE FIN DE CHAPITRE! Merci de votre COMPREHENSION.
Bisous, Lia qui vous aime!!!.
Kapitel acht

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 10:52

Modifié le lundi 27 juillet 2009 14:35